Bien-être animal: “Une évolution dramatiquement négative de la viande labellisée”

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L’association Protection suisse des animaux s’inquiète de voir la consommation totale de viande augmenter, mais celle sous label diminuer.

De la viande labellisée trop chère ou de la viande

De la viande labellisée trop chère ou de la viande “conventionnelle” trop bon marché: la concurrence est faussée, pour les défenseurs des animaux.

LMS

Les Suisses ne semblent pas motivés à se tourner vers de la viaande plus “éthique”. Alors que l’attrait général pour le bio est en forte haussele constat tiré mardi est amer pour l’association Protection suisse des animaux (PSA): “La part de la viaande sous label produite dans le respect des animaux est en recul sur le marché.”

En chiffres: plus de 86 millions d’animaux, dont une large majorité de poulets, ont été abattus en 2021. Sur ce total, 10.4 millions étaient “labellisés”, soit 12%, moins qu’en 2020 et qu’en 2019. «Il ya lieu de parler d’une vraie crise du bien-être animal, imputable au manque d’intérêt des fournisseurs et à une baisse de la demande des consommateurs», se désole la PSA, qui parle d’une «évolution dramatique négative.”

Le nombre d'animaux tués augmente chaque année.

Le nombre d’animaux tués augmente chaque année.

PSA, OFAG et OFS

Prix ​​plus bas, demande plus forte

L’association ne blâme pas les consommateurs, mais pointe du doigt les commerces, qui pratiqueraient des tarifs élevés pour la viaande labellisée, ciblant des clients aisés, tout en se livrant à une concurrence via de vers convention la prix que la PSA appelle «une guerre des prix ruineuse».

Interrogés par le «Tages-Anzeiger», Migros et Coop contestent. Migros explique que, vu la concurrence, les clients évitent les prix trop élevés, ce qui ne permet pas, comme la PSA le suggère, que les détaillants se prennent de grosses marges sur la viande labellisée. Coop, pour a part, dit que les coûts annexes pour vendre la viande sous label (contrôles, traçabilité), font qu’elle n’est pas plus rentable que la viande conventionnelle. La coopérative ajoute qu’elle mène plus d’actions sur la viaande labellisée.

Pour la PSA, il faut vraiment travailler sur les prix. “Un rapprochement de 10 à 20% des prix conventionnels et des prix sous label permettrait d’augmenter la demande de produits labellisés de 25% (bovins) à 33% (porcs)”, dit-elle.

(ywe)

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