Candice Lesage, dermatologue à Montpellier : “La crème solaire est un moyen de protection parmi d’autres”

Le Dr. Candice Lesage, onco-dermatologue at l’Institut du Cancer de Montpellier, proposes des alternatives to a crème solaire suspectée d’être nocive à la fois pour l’environnement et la santé.

Peut-on se passer de crème solaire ?

Oui et non. Ce que je veux dire, c’est que la crème solaire est un moyen de protection parmi d’autres. C’est surtout le comportement qui entre en ligne de compte. Il faut éviter les expositions entre 10 et 16 heures et rechercher l’ombre. Dans l’idéal, il faudrait avoir un chapeau sur la tête, des lunettes de soleil sur le nez, et des habits qui protègent des UV.

Si les gens enfilent des vêtements anti-UV au lieu d’étaler de la crème solaire, je serai d’autant plus contente car c’est plus efficace. La crème est un complément pour les zones qu’on ne peut pas forcément couvrir, comme le décolleté, le visage ou les avant-bras. Zéro crème, je ne suis pas contre, à la condition que ces recommandations soient appliquées.

Mais c’est assez difficile d’intégrer ces mesures au quotidien, surtout en été. En revanche, les capsules solaires ne peuvent pas remplacer la crème solaire. C’est une idée reçue véhiculée par les marques. Si on veut avoir bonne mine, pourquoi pas. On peut dépenser son argent comme ça. Mais pour se protéger du soleil, ça n’a aucun sens.

Ces capsules ne sont pas du tout utiles, je veux insister sur ce point. Contrairement à ce qui est dit, il n’existe pas de compléments alimentaires préparant la peau au soleil. Ils colorent superficiellement la peau et ne remplacent absolument pas un filtre solaire en termes de protection.

Certains filtres solaires sont-ils dangereux ?

Ce sujet est très discuté… Jusqu’à présent, nous n’avons pas identifié de risques sur la santé, que les filtres soient chimiques ou minéraux. En revanche, on connaît les bénéfices de la crème solaire au niveau de la protection contre les rayons ultraviolets. On se prémunit contre les coups de soleil, diminuant ainsi les risques de cancer cutané plus tard.

Il faut peser ces risques et ces bénéfices : on a des preuves scientifiques de leurs bienfaits, mais on ne peut prouver leur dangerosité. Concernant la pollution générée par ces filtres et leur toxicité dans l’environnement, les fabricants ont pris en considération cette question. Ils essaient d’améliorer leurs formules pour limiter l’impact sur la vie marine.

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