Cette araignée a un super-pouvoir qui lui permet d’être amphibie

ANIMAUX – Pour une grenouille ou un autre animal amphibien (comme l’hippopotame), passer de la terre ferme à l’eau est un jeu d’enfant. Pour ces animaux, fuir dans l’eau et se cacher pendant une longue période des prédateurs est la norme. Chez les araignées en revanche, c’est une technique inhabituelle.

C’est pourtant ce que réalise une espèce nouvellement découverte, la Trechalea extensa, qui possède plus d’un tour dans son sac. Dans un nouvel article publié dans la revue Ethology, des chercheurs présentent cette nouvelle espèce mesurant 2,4 cm de longueur et 14,1 cm lorsque ces pattes sont étendues. On y découvre notamment leur astuce pour survivre temporairement sous l’eau.

De manière générale, les araignées n’apprécient guère d’être immergées. Car ce n’est pas leur habitat, elles se retrouvent notamment dans l’incapacité de respirer. Mais cette araignée tropicale a trouvé la solution, utilisant sa fourrure hydrophobe pour se construire une armure d’air.

Une armure faite d’air et de poils

L’eau ne leur fait donc pas peur, même si l’étude précise que ces animaux “sont rarement connus pour s’immerger, alors que leurs proies aquatiques sont normalement accessibles par voie terrestre.” D’ailleurs, la raison pour laquelle cette nouvelle espèce fait de la plongée n’est pas la chase. Le prédateur devient parfois la proie, et c’est pour se défendre que les Trechalea extensa fuient sous l’eau. Et il ne s’agit pas d’une simple trempette, puisque ces arachnides peuvent s’immerger plus de 30 minutes!

Pour réaliser cet exploit, ces araignées ont besoin d’air, mais aussi de compenser la perte de chaleur causée par le changement de milieu. C’est là que le superpouvoir intervient. Doté d’une couche de fourrure sur l’ensemble de son corps comme le montre la photo si dessous, cette dernière est hydrophobe.

“Le film d’air entourant l’araignée lorsqu’elle est sous l’eau semble être maintenu en place par des poils hydrophobes couvrant toute la surface du corps de l’araignée”, explique l’une des autrices de l’étude, Lindsey Swierk. La chercheuse ajoute par ailleurs que cette armure d’air et de poils est “telllement complète que l’araignée a presque l’air d’avoir été trempée dans de l’argent”.

Ce mécanisme pourrait aussi aider à minimiser les pertes thermiques causées par l’eau froide dans laquelle l’araignée s’immerge remarque Lindsey Swierk: “pour de nombreuses espèces, se mouiller etsi avoir face féque de la que est faire à leurs predateurs pour commencer.”

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