« Chaque rencontre est unique, un truc de ouf »

Un dauphin commun photographié au large du littoral basco-landais.


Un dauphin commun photographié au large du littoral basco-landais.

Itsas Arima

Il ya dix ans, après un séjour de cinq mois en Polynésie, la Parisienne d’origine, biologiste de formation, spécialisée…

Un dauphin commun photographié au large du littoral basco-landais.


Un dauphin commun photographié au large du littoral basco-landais.

Itsas Arima

Il ya dix ans, après un séjour de cinq mois en Polynésie, la Parisienne d’origine, biologiste de formation, spécialisée au cours de ses études à Brest dans les mammifères marins, a décidé de poser ses sess O. Elle est aujourd’hui installée à Labenne et travaille à Bayonne dans un autre secteur. À défaut de pouvoir en faire son métier, elle en a fait une passion, un engagement bénévole, en créant en 2012 l’association Itsas arima, l’âme de la mer en basque.

« On s’est donné trois objectifs », décrit la trentenaire : « réaliser des suivis en mer pour connaître l’évolution au cours des années de la population de mammifères marins » au large du littoral landais et public basque, « le sensibili ser « la phase d’après, comment mieux protéger les cétacés ».

« En presque dix ans d’existence, nous en avons eu des observations folles »

L’association, qui regroupe aujourd’hui une quarantaine de personnes, s’est fait un nom médiatiquement ces dernières années avec des photos et vidéos devenues virales sur les réseaux sociaux de ses rencontres acutés avecs.

Leur dernier moment marquant : celle « très riche en émotions », décrite début mai sur la page Facebook de l’association, avec une trentaine de globicéphales. « En presque dix ans d’existence, nous en avons eu des observations folles avec les cétacés de la région mais celle-ci restera dans notre top 5. Assurément ! », ajoute l’association dans la publication. « Il s’est créé un climat de confiance » avec ces animaux, « qui nous a émus. Quand on est accepté d’un groupe, quand il nous présente ses petits, qu’il se montre curieux de nous, limite on oublie qu’on est sur un bateau. Chaque rencontre est unique, c’est un truc de ouf », confie Aurore Toulot.

La rencontre avec des globicéphales au printemps entre dans le « top 5 » émotionnel de l'association.


La rencontre avec des globicéphales au printemps entre dans le « top 5 » émotionnel de l’association.

Itsas Arima

« On n’est pas à Marineland »

Des membres de l’association partent en mer une fois par semaine ou par mois selon les conditions, sur des bateaux mis à disposition par des bénévoles. Majoritairement, ils décollent de Capbreton et admirent la biodiversité du joyau du Gouf.

L'association part en mer au moins une fois par mois si les conditions le permettent.


L’association part en mer au moins une fois par mois si les conditions le permettent.

Itsas Arima

Des écoutes permettent de localiser les animaux.


Des écoutes permettent de localiser les animaux.

Itsas Arima

« On part tôt le matin, on immerge un micro pour procéder à des écoutes, qui permettront de localiser les animaux. Ils ont une communication semblable à l’homme », raconte Aurore Toulot. Quand l’association accède aux mammifères marins, “on prend des photos en s’intéressant à leurs dorsales, qui sont comme des empreintes pour l’humain, pour savoir si on les a déjà vus par le passé”.

Parfois, certaines sorties font chou blanc. « C’est le jeu. On n’est pas à Disneyland ou Marineland », glisse la trentenaire, qui ajoute instinctivement : « Bien évidemment, l’association est contre la captivité » des mammifères marins.

Pour la pêche, Itsas Arima prône une politique et une consommation raisonnées et responsables, publiant « un guide du consomm’acteur ».

Certains membres de l’association œuvrent aussi bénévolement pour l’institut scientifique spécialisé Pelagis de La Rochelle, en l’alertant sur des échouages ​​de mammifères marins. Les captures accidentelles, principalement par des chaluts et des fileyeurs, sont la cause principale de décès chez les dauphins échoués.

Leave a Comment