Christine Lagarde, la patronne de la BCE, siffle la fin de la partie

C’est désormais une certitude, les taux d’intérêt négatifs sont plus que jamais en sursis. La Banque centrale européenne l’a, une nouvelle fois, confirmé ce lundi indiquant qu’elle devrait remonter son taux de dépôt à zéro d’ici à fin septembre et pourrait le relever encore si nécessaire. “Sur la base des perspectives actuelles, nous devrions être en mesure de sortir des taux d’intérêt négatifs d’ici la fin du troisième trimestre”, a écrit sa présidente Christine Lagarde dans une note de blog publiée sur le site internet de la BCE. Le taux de dépôt est actuellement fixé à -0,5%, ce qui revient à faire payer les banques qui souhaitent déposer des liquidités auprès de la banque centrale.

La première remontée devrait être décidée en juillet, a précisé Christine Lagarde, soit peu de temps après la fin des achats nets d’actifs.

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Lutter contre l’inflation

Ces déclarations illustrent le revirement plus marqué que devrait prendre la BCE sur sa politique monétaire alors que Christine Lagarde, en fin d’année dernière, jugeait peu probable une hausse de taux en 2022. À l’époque, la banque centrale était en price à une faible inflation. Or, la hausse des prix an accéléré ces derniers mois, notamment ceux du carburant, en raison entre autres de l’invasion de la Russie en Ukraine.

L’indice des prix à la consommation an atteint le niveau record de 7.4% sur un an en avril et en excluant l’alimentation et l’énergie, l’inflation dépasse largement l’objectif de 2% fixé par la BCE. “Si nous constatons que l’inflation se stabilise à 2% sur le moyen terme, une poursuite progressive de la normalisation des taux d’intérêt vers le taux neutre sera appropriée”ajoute Christine Lagarde, qui évoque même la possibilité d’une poursuite de la hausse au-delà du taux neutre “si l’économie de la zone euro était en surchauffe”.

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Christine Lagarde a toutefois souligné que le rythme et l’ampleur de ces hausses de taux ne pouvaient être déterminés d’emblée en raison des incertitudes sur l’offre, avec notamment les restrictions liées au perlitions du COVID-19 en Chinef Ukraine. “Cela crée d’avantage d’incertitudes sur la vitesse à laquelle les pressions actuelles sur les prix vont s’atténuer, sur l’évolution des capacités excédentaires et sur le degré not object d’ancrage des anticipations” d’infa déclaré la présidente de la BCE.

“Les taux d’intérêt négatifs appartiennent au passé”

Les propos de Christine Lagarde, ce lundi, vont dans le sens du patron de la Bundesbank, Joachim Nagel, lequel, en fin de semaine dernière, a plaidé pour un relèvement rapide des taux d’intérêt afin de juguler des flambée.

“Lorsque vous êtes dans un environnement de taux d’inflation autour de 7% (…), la conclusion est que les taux d’intérêt doivent augmenter”a justifié Joachim Nagel à l’issue d’une réunion du G7 en Allemagne, ajoutant : Il est certain que les taux d’intérêt négatifs appartiennent au passé”. Au cours de leur réunion, les ministres des Finances et banquiers centraux des sept grandes puissances (États-Unis, Japon, Canada, France, Italie, Royaume-Uni, Allemagne) ont fait de la lutte contre l’inflation l’une de leurs priorites.

Ce lundi matin, l’euro accueillait de manière positive cette nouvelle annonce de la BCE. Il progressait fortement face au dollar. Vers 11H35, l’euro prenait 1,02% à 1,0671 dollar, après avoir atteint 1,0682 dollar, un sommet depuis un mois. La devise européenne souffre depuis plusieurs mois du durcissement plus rapide de la politique monétaire aux Etats-Unis qui renforce le dollar.