des démocrates demandent à Google de protéger les données des femmes voulant avorter

« Dans un monde où l’avortement pourrait être rendu illégal, nous sommes inquiets à l’idée que les logiciels de Google […] ne deviennent des outils pour les extrémistes de droite qui veulent réprimer les personnes en quête de soins de santé liés à la reproduction », ont écrit 42 élus dans une lettre ouverte adressée à Sundar Pichai, le dirigeant

« Car Google conserve des informations sur l’emplacement géographique de centaines de millions d’utilisateurs de smartphones, qu’il partage régulièrement avec des agences gouvernementales ». , une représentante de la Californie. D’après une fuite obtenue par Politico début mai d’un projet d’arrêt, la Cour suprême des États-Unis s’apprêterait à estimer que rien dans la Constitution américaine ne protège le ‘droortit’.

Ne pas conserver les données

Si ce projet d’arrêt était adopté, chaque État américain serait libre d’interdire ou d’autoriser les avortements, alors que la décision historique « Roe v. Wade » de 1973 les avait obligés à rendre légales les interruptions volontaires de grossesse (IVG).

« Google a eu le mérite d’avoir été l’une des premières entreprises aux États-Unis à insister sur l’obtention d’un mandat avant de révéler des données de géolocalisation aux forces de l’ordre, mais çane pas »s , argumentent les élus démocrates. Ils font valoir que les procureurs anti-avortement pourront obtenir les mandats nécessaires, si l’IVG devient illégale.

« La seule façon de protéger les données de localisation de vos clients d’une surveillance aussi choquante du gouvernement est de ne pas les conserver du tout », assènent-ils. Le géant de l’internet n’a pas réagi dans l’immédiat.

« Grand retour en arrière pour les femmes »

Susan Wojcicki, la dirigeante de YouTube, a déclaré mardi matin que le projet de décision de la Cour suprême représentait un « grand retour en arrière pour les femmes », de son point de vue personnel, mais aussi un défi pour vid la plateforme de groupe californien.

Elle a expliqué que la nouvelle législation pourrait avoir des conséquences dans les décisions sur quelles publicités accepter ou non, et présenter de nouveaux risques en matière de désinformation. « Comme nous gérons une entreprise qui est concentrée sur la liberté d’expression, nous voulons nous assurer que […] chacun puisse exprimer son opinion, tant qu’il respecte notre règlement », at-elle indiqué lors d’une conférence à Davos.

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