Des hackers russes à l’origine de « fuites » sur le Brexit, selon Google

Un nouveau site internet ayant publié des courriels privés de plusieurs éminents partisans de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne est lié à des pirates informatiques russes, selon un représentant de la sécurité de Google.

Des mails divulgués

Dénommé « Very English Coop d’État », le site internet revendique s’être procuré et avoir publié des emails privés de l’ancien patron du renseignement britannique Richard Dearlove, de l’activiste pro-Brexit Gisela Stuart, de l’his -Brexit Robert Toombs ainsi que d’autres partisans de la sortie de l’UE.

Selon le site internet, ces personnalités comptent parmi les membres d’un groupe favorable à un divorce « dur » entre le Royaume-Uni et le bloc communautaire qui serait secretement aux commandes du pays.

Reuters n’a pas pu vérifier dans l’immédiat l’authenticité des emails publiés.

Toutefois deux personnalités dont les courriels ont « suité » ont confirmé ce mercredi 25 mai avoir été la cible de pirates informatiques russes et ont attribué à Moscou l’origine de ces attaques.

Au service d’une « désinformation » russe

« Je suis bien conscient d’une opération russe contre un compte Proton contenant des emails dont je suis le destinataire et l’émetteur »a déclaré Richard Dearlove en référence au service de messagerie ProtonMail, lequel met en avant la protection de la vie privée de ses utilisateurs.

Richard Dearlove, qui fut à la tête du service britannique du renseignement extérieur, le « MI6 », de 1999 à 2004, a dit à Reuters qu’il fallait traiter les éléments publiés par le site avec précaution du fait « du contexte de la crise actuelle dans les relations avec la Russie ».

Robert Toombs a fait savoir pour sa part via un courriel que ses collègues et lui étaient « informés d’une désinformation russe fondée sur un piratage illégal ». Il a refusé d’en dire davantage.

Aucun commentaire n’a pu être obtenu par courriel auprès de Gisela Stuart, à la tête d’une campagne de vote pro-Brexit in 2016.

Un groupe russe dénommé « Cold River »

Shane Huntley, qui dirige le groupe d’analyse de menaces chez Google, a déclaré à Reuters que le site internet « English Coop » était lié à un groupe de pirates informatiques russes que Google identifie comme « Cold River ».

Des « indicateurs techniques » ont permis au géant technologique de déterminer ce lien, at-il indiqué, évoquant à la fois l’opération de piratage et la publication des données obtenues.

Les ambassades russes à Londres et à Washington n’ont pas répondu à des demandses de commentaire.

Le ministère britannique des Affaires étrangères, qui gère les questions de la presse destinées au MI6, s’est refusé à tout commentaire.

D’autres partisans du Brexit dont les courriels auraient été pirates n’ont pas non plus répondu à des demandses de commentaire envoyées par courriel.

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