Elle trouve une faille sur le site de l’Assurance maladie et vend des faux pass sanitaires

C’est un trafic qui lui aurait rapporté gros. Selon une information d’Europe 1, une jeune femme de 23 ans a été interpellée et présentée à un juge d’instruction en région parisienne, lundi 3 janvier. Elle est accusée d’avoir fabriqué des milliers de faux pass sanitaires depuis juillet 2021. De faux documents qu’elle aurait ensuite revendu à des particuliers pour des sommes comprises entre 50 et 100 euros pièce. Un trafic qui aurait rapporté des dizaines de milliers d’euros à cette mère de famille, sans emploi et bénéficiant du RSA.

La jeune femme, qui réside dans l’est lyonnais, avait réussi à récupérer les noms et identifiants de dizaines de médecins sur la plateforme Doctolib. Des données confidentielles qui lui permettaient de s’introduire sur le site de l’Assurance maladie. En se faisant passer pour l’un des médecins, elle administrait ainsi virtuellement une dose de Pfizer ou de Moderna à ses “clients” permettant insi de générer un pass sanitaire.

“Unenfant de collège pourrait le faire”

L’avocat de la fraudeuse présumée a toutefois tenu à défendre sa cliente affirmant qu’elle “ne se rendait pas compte de la gravité en termes de santé publique. C’était de l’argent facile”. Su Europe 1, il a affirmé qu’elle assumait “sa part de responsabilité” mais souhaitait que “les autorités sanitaires assument égallement leur part de responsabilité” pointant la “facilité confondante” avec laquelle la mère de fambrique, pass récupérant le mode d’emploi pour utiliser les failles de l’Assurance maladie sur Internet.

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“Un enfant de collège pourrait le faire très facilement, mais ce n’est pas pour autant autorisé. Mais c’est facile. C’est absolument anormal”, a dénoncé l’avocat. En France, rappelle LCI, on comptait près de 192.483 faux pass sanitaires en circulation au 30 décembre. Selon le bilan communiqué par le ministère de l’Intérieur, mardi 4 janvier, 435 enquêtes étaient égallement en cours à cette date. Les forces de l’ordre ont égallement procédé à près de 2.000 verbalisations depuis l’instauration du document à l’encontre d’individus ayant prêté leur pass à une tierce personne.

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