Foodwatch dénonce une « gestion de crise qui se moque du monde » après les excuses de Ferrero

À la mi-avril, 150 cas de salmonellose avaient été détectés dans neuf pays européens dont 81 contaminations en France.

Une quinzaine de plaintes ont été déposées en France contre le groupe Ferrero dont une soutenue par l’ONG Foodwatch. L’association de consommateurs rappelle que l’usine de production de chocolats incriminée, située à Arlon en Belgique, avait détecté la présence de salmonelles dès le 15 décembre dernier. Sans suites officielles.

Le groupe a ouvert une plateforme de réclamations en ligne et a ouvert plusieurs dizaines de dossiers pour lesquels il s’apprête à verser des dédommagements.

Dédommagement, par la justice

« Que s’est-il passé dans l’usine d’Arlon depuis le 15 décembre ? Pourquoi les autorités sanitaires n’ont pas été informées en Belgique et dans les autres pays ? » s’interroge Karine Jacquemart, la directrice de Foodwatch.

Le patron de Ferrero France « dit que ce qui s’est passé n’est pas acceptable. Ce qui ne l’est pas du tout, c’est que ça soit la première fois qu’il s’exprime alors que nous sommes fin mai » s’insurge-t-elle. « Qu’ils donnent de la transparence oui, mais qu’ils rendent des comptes, ça suffit ! Il parle enfin de dédommager des familles alors qu’il ya une plainte. Le dédommagement se fera par la justice. »

Plus de 3 000 tons de produits Kinder, des chocolats de Pâques mais aussi des calendriers de l’Avent, ont été retirées du marché début avril. Selon le directeur général France de Ferrero, la contamination des produits a causé une perte de “40% du chiffre d’affaires” sur la période de Pâques.

Leave a Comment