Gaz : le gros coup de grisou sur la facture d’une retraitée toulousaine

l’essentiel
Marie, une Toulousaine de 68 ans, n’a pas digéré la note de 779 euros que lui réclamait Engie pour ce seul mois de mai. Elle a eu droit à des excuses.

La crise en Ukraine, l’augmentation du prix du gaz ? Si vous en doutiez, les factures de régularisation de consommation, qui arrivent actuellement dans les boîtes aux lettres ou sur les mails des usagers vont vous convaincre de l’explosion des coûts de l’énergie. Dans sa maison du quartier des Amidonniers, Marie, une Toulousaine de 68 ans, n’en est toujours pas revenue. Il faut dire que le coup a été brutal. C’est incidemment qu’elle a découvert sur son compte en banque que son fournisseur Engie avait prélevé 779,48 euros pour sa mensualité du mois de mai. « Je n’ai rien compris, raconte-t-elle, je n’ai reçu aucun avis me prévenant de cette ponction qui n’a rien à voir avec les prélèvements habituels de 139,98 euros. C’est énorme pour moi, qui suis veuve et vis d’une petite retraite »…

De l’eau dans le gaz… du mail

Certes, Marie a l’habitude de ces ajustements annuels, mais celui-là est exorbitant et surtout n’a fait l’objet d’aucune communication de la part d’Engie. Le fournisseur, pourtant, assure avoir respecté les procédures. « À la suite des hausses de prix du gaz sur les marchés entre juillet et octobre 2021, explique-t-on au siège parisien, nous lui avons proposé, comme à nos autres clients, d’augmenter ses mensualités afinse de lisser la lisser plusieurs mois et éviter une forte régularisation par la suite, avec proposition de mensualités à 237,97 € pour la période de novembre 2021 à avril 2022. Cette proposition lui a été envoyée par email au mois d’octobre. Mais sans réponse de sa part, nous avons continué les prélèvements sur la base de l’échéancier initial ». Pour cause ! Le problème, c’est que l’adresse mail de Marie n’était pas la bonne. « Ils se sont aperçus qu’il y avait une faute, une lettre manquante à mon nom, sourit la retraitée. Ils se sont excusés platement au téléphone et m’ont proposé un bonus ristourne de 50 euros». Reste que Marie doit toujours s’acquitter, d’une manière ou d’une autre de sa facture bien réelle. « Engie m’a dit de prendre contact avec ma banque et de demander l’annulation du prélèvement de 779 euros, précise-t-elle. J’ai été étonné de pouvoir le faire huit jours après, mais ça a marché. C’est bon à savoir. Et on va pouvoir repartir sur des mensualités ajustées à l’augmentation ».

Le client doit toujours être informé

Bref, hormis l’ardoise salée, tout est rentré dans l’ordre, mais la mésaventure de Marie permet de repréciser les pratiques parfois obscures des fournisseurs. Notamment sur la gestion des prélèvements bancaires. « L’accord d’un client est établi via un mandat SEPA et non sur un montant précis, souligne-t-on chez Engie. Nos conditions générales de vente précisent que selon le solde de la facture annuelle, un prélèvement ou un virement du montant concerné est réalisé. Actuellement, face à la très forte hausse des prix de l’énergie sur les marchés, il est certains que les clients mensualisés se trouvent exposés à un risque de régularisation importante lors de l’édition de leur facture annuelle.” Engie assure informer tous ses clients, par mail ou sms, des régulations bancaires nécessaires toujours soumises à l’accord de l’usager. « Et dans tous les cas, les clients peuvent à tout instant faire la demande pour revenir à leur ancienne mensualité » précise le fournisseur. C’est mieux en le disant !

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