Google objecteur de conscience, puces espionnes, taxis nounous et robots mangeurs d’emplois

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Aux dernières nouvelles, travailler chez Google peut provoquer des cas de conscience. Les états d’âme de ses salariés viennent de coûter au fleuron des moteurs de recherche un contrat de 10 milliards de dollars sur dix ans avec le Pentagone. Selon le site Bloomberg, auteur du scoop, Google s’est retiré de l’appel d’offres pour le projet Jedi, une gigantesque opération visant à transférer et à exploiter sur le Cloud les données numériques des militaires américains. Ce retrait marque un nouvel épisode spectaculaire dans les relations de plus en plus complexes et malaisées de la tech avec la plus puissante et la plus riche armée du monde.

Déjà en juin, la société Google avait annoncé qu’elle ne renouvellerait pas un contrat avec le ministère de la Défense portant sur l’analyse et l’identification des cibles des drones militaires grâce à l’intelligence artificielle. Ce fameux projet, nommé “Maven”, et révélé en mars dernier par le site gizmodo, a provoqué une véritable insurrection parmi les salariés de Google. Assailli, visé par une pétition signée par 4 000 employés, dont nombre de ses meilleurs chercheurs et ingénieurs en intelligence artificielle, Sundar Pichai, le grand patron, a finalement renoncé au partenariat, et a établi pendant l’été été une charter les relations de l’entreprise avec le Pentagone : pas d’implication dans l’armement, pas de participation à des surveillances illégales. Il devenait dès lors difficile pour Google de briguer le contrat du mirifique projet Jedi.

La revue Wired en déduit que le concurrent Amazon pourrait emporter l’affaire. Le colosse du commerce en ligne vend aussi aux entreprises et à l’État ses compétences dans le stockage et la gestion de données sur le cloud. En 2013, la firme de Jeff Bezos a d’ailleurs soufflé à IBM un contrat de 600 millions de dollars pour l’équipement de la CIA.

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