La Banque Postale est prête à avaler entièrement le groupe CNP Assurance avant l’été

La Banque Postale vient de lancer une OPA sur la partie du capital de CNP Assurance qu’elle ne détient pas encore. L’objectif est de créer un grand pôle financier public.

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Le projet avait été annoncé en 2018 par le ministre de l’Économie et des Finances Bruno Le Maire. L’idée est de marier CNP, premier assureur de personnes en France (1,5 milliards d’euros de bénéfices l’an dernier), avec la filiale bancaire de La Poste. En fond de décor : assurer l’avenir du groupe public qui voit son activité courrier décliner année après année.

Depuis quatre ans, le projet a fait son chemin. Aujourd’hui, la Banque Postale détient un peu plus de 85% du capital de CNP Assurances et, si elle franchit les 90% à l’issue de l’OPA (Offre publique d’achat) la limite est fixée au 31 mai , CNP sortira de la bourse. Le prix proposé aux actionnaires étant de 20, 90 euros l’action, grosso modo la valeur actuelle du titre mais intégrant une prime payée aux actionnaires de 36% par rapport au cours d’avant l’annonce de l’opération, ce qui rend l’offre attractive.

Sur le fond, nous sommes en train d’assister à la construction d’un grand groupe de banque-assurance de dimension européenne. Un “bancassureur” géant avec la France pour base.

Est-ce que ce mécano ne risque pas de remettre en question la dimension de service public du nouvel ensemble ? Non, car nous restons bien dans une structure étatique. Mais ce rapprochement prévu dans la loi Pacte portée par Bruno Le Maire permet à la Banque Postale de changer de braquet.

Elle existe depuis seize ans et a besoin d’évoluer, de se renforcer. Une étape importante pour permettre à La Poste en général, et la Banque Postale en particulier, de pouvoir continuer à nager dans un univers de plus en plus concurrentiel, sans renier sa dimension et sess engagement historiques de service public.

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