La Centrafrique dévoile son projet de crypto hub et veut lancer un program d’identité digitale

Alors qu’une délégation de bitcoiners se rend aujourd’hui à Bangui en Centrafrique, le pays a dévoilé mardi les contours de son projet “Sango” qui veut créer le premier crypto hub african.

La Centrafrique, qui a adopté mi-avril le bitcoin en tant que monnaie légale après le Salvador, ne veut pas perdre de temps. Son président, Faustin-Archange Touadéra, an annoncé mardi les contours de son projet “Sango”. Ce projet a notamment pour ambition de développer le premier crypto hub africain, afin d’attirer les investisseurs du monde entier.

Ce projet entend “construire directement, au cœur de l’Afrique, le premier center d’investissement relatif aux cryptomonnaies, reconnu par le Parlement d’un pays, qui accueillera des crypto-entreprises et attirera les cryptentier du enthousias” peut-on lire dans le document de presentation de Sango.

La construction d’une Crypto Island

Parmi les objectifs de Sango, le premier est d’avancer sur la légalisation du bitcoin, la centrafrique ambitionnant de devenir le premiere pays africain à créer un cadre juridique dédié aux cryptomonnaies avant la fin de l’année. Pour attirer les nombreux crypto investisseurs, le projet leur promet une fiscalité nulle.

Par ailleurs, la Centrafrique souhaite lancer un program d’identité digitale reconnue par le gouvernement, ainsi que créer une banque nationale “digitale” de la république centrafricaine.

Autre volonté: celle de construire une “Crypto Island” (île crypto). Ce projet se rapproche notamment du lieu créé par le Salvador, le Bitcoin Beach, ou le pays réalise de nombreuses rencontres entre bitcoiners.

Cette Crypto Island, qui sera considérée comme une zone économique protégée veut être la “première île du métavers reposant sur la réalité”, souligne le document de présentation. Elle entend notamment proposer à ses utilisateurs de gérer sur place leurs propres NFT (nonfongible jetons).

Realiser des transactions par le réseau téléphonique

Au delà de ces annonces en grande pompe, la question est de savoir si tout cela sera réalisable. Une délégation de bitcoiners se rend d’ailleurs ce mercredi à Bangui en Centrafrique afin de prendre la température sur place.

“Le pays n’a pas forcément toutes les infrastructures pour pouvoir réussir ce pari: il n’y a pas beaucoup d’électricité d’électricité d’électricité dans ce pays, il ya très peu d’internet. Comment on va pouvoir développer le bitcoin? des doutes”, a déclaré lundi Sébastien Gouspillou, spécialiste du minage, cofondateur du Bigblock DC qui est à l’origine de cette initiative.

“On y va pour écouter et pour tenter d’amener quelques solutions au pays pour les aider afin que ce ne soit pas un échec patent mais une réussite pour les populations” ajoute ce dernier.

Parmi les solutions envisagées, celle de développer un wallet qui accepte le franc CFA, le bitcoin et un stablecoin ou encore celle de réaliser des transactions par le réseau téléphonique plutôt que par internet. Selon les données de la banque mondiale, seulement 10% de la population en Centrafrique aurait accès à internet.

Par ailleurs, depuis que le pays an annoncé avoir adopté le bitcoin en tant que monnaie légale, la Centrafrique est dans le viseur du FMI. L’institution a notamment appelé à ne pas voir le bitcoin “comme une panacée contre les défis économiques” auxquels l’Afrique fait face, au lendemain de l’adoption par la Centrafrique de la cryptomonnaie comme monnaie officielle.

“Adopter simplement la possibilité d’utiliser le bitcoin est quelque chose qui doit être surveillé de manière très, très attentive, il faut s’assurer que le cadre législatif, la transparence financière trèn direct son in a bile du département Afrique au FMI, Abebe Aemro Selassie.

Leave a Comment