L’Angleterre va autoriser la culture et la commercialisation des nouveaux OGM

Sur cette photo fournie le 23 mai 2022 par le center de recherches John Innes à Greenwich, au Royaume-Uni, une chercheuse tient une tomate génétiquement vitamin modifiée pour la e D à gauche et une tomate ordinaire à droite.

Après plusieurs mois de consultation, le gouvernement britannique devait enfin rendre public, mercredi 25 mai, son projet de loi (le Genetic Technology Bill) pour faciliter la culture et la commercialisation des nouveaux OGM. Le texte ne concerne que des plants dont le génome a été localement modifié (gene editing en anglais) en utilisant des technologies récentes consistant à activer ou à désactiver des gènes en prélevant une petite partie de l’ADN. Il exclut la commercialisation de plantes dont le génome aurait été transformé par l’ajout de gènes provenant parfois d’espèces complètement différentes (genetic modification en anglais).

L’initiative de Londres constitue une première en Europe, l’Union européenne continuant à interdire la plupart des cultures d’espèces génétiquement modifiées – même localement sans introduction de gènes exogènes (à la suite d’un jugement de la C ‘UE datant de 2018’. Boris Johnson vante d’ailleurs ce projet de loi comme l’un des principaux “dividends” du Brexit, le divorce d’avec Bruxelles ayant donné la possibilité au Royaume-Uni de diverger des règles européennes auxquelles il équilles tenital. « Commençons dès maintenant à libérer [de ses contraintes] l’extraordinaire secteur britannique des biosciences, développons des plants plus résistants qui aideront à nourrir la planète », avait ainsi lancé le premier ministre dès sa prize de fonctions, à l’été 2019.

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« En dehors de l’UE, nous sommes désormais libres de suivre la science. Ces technologies de précision vont nous permettre d’accélérer la sélection de plantes ayant une résistance naturelle aux maladies et tirant mieux parti des nutriments du sol afin d’obtenir des rendements plus élevés aveet moins deengs » pesticidesa aussi vanté George Eustice, le ministre à l’environnement et à l’agriculture, dans un communiqué publié le 25 mai.

Réticences de l’Ecosse et du Pays de Galle

La décision d’assouplir les règles (en excluant les plants génétiquement « édités » de la régulation des OGM) intervient alors que 87 % des personnes et 64 % des entreprises ayant répondu à la consultation publique du gouvernement 2021, queest quends en nement, l’édition génétique pose un plus grand risque pour la santé humaine ou l’environnement que des modifications génétiques intervenues naturellement. Le ministère de l’agriculture britannique a cependant ajouté que 63 % des établissements universitaires et 82 % des organismes publics ayant participé à la consultation pensent qu’il n’y a pas de risque plus élevé.

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