l’animal at-il encore des chances de survie?

Une orque est coincée dans la Seine depuis deux mois. Si certains spécialiste pensent que l’animal est quasiment condamné à mourir, d’autres pensent qu’il est encore possible qu’il survive.

Pourra-t-elle être sauvée? Depuis deux mois, une orque mâle est observée dans l’embouchure de la Seine, loin de son milieu naturel fait de mers et d’océans. Cette situation quasiment inédite – un événement similaire s’étant produit en 1931, dans l’Orégon aux États-Unis selon l’encyclopédie Larousse – conduit les spécialistes à se questionner sur la survie de l’animal.

Mardi dernier, Gérard Mauger, vice-président du Gecc (Groupe d’études des cétacés du Cotentin) se disait “inquiet” sur Actu. Il évoquait ainsi un “pronostic vital pas favorable”, précisant que l’orque est “amaigrie et présente des mycoses”.

“Quand les orques ne sont plus dans leur groupe, elles sont quasiment condamnées. C’est la sélection naturelle”, déclarait-t-il.

Alexandre Gannier, docteur en écologie marine et spécialiste des cétacés, dresse un constat plus optimiste ce vendredi sur Franceinfo. “L’orque n’est pas à l’agonie”, assure-t-il, expliquant que celle-ci “est affaiblie, a probablement perdu quelques kilos mais semble encore avoir de la tonicité”. Dans la lignée de ces propos, l’ONG Sea Shepherd indique dans le Huffpost que, bien que l’orque soit “amaigrie”, elle chasse et “ne se laisse donc pas mourir de faim”.

Selon Alexandre Gannier, il serait possible de “porter assistance” à l’animal. Des spécialistes pourraient “avec un canot semi-rigide, avec beaucoup de douceur, beaucoup de patience, gentiment suggérer à l’orque la direction à prendre pour sortir de ces méandres de la Seine”.

L’expert précise que cette opération est primordiale. “Si l’orque reste en place comme cela pendant des semaines, il va mourir”, estime-t-il. Le cétacé se trouve actuellement entre Le Havre et Rouen (Seine-Maritime).

Selon Sea Shepherd, cette intervention s’apparente néanmoins à “une opération de la dernière chance”. “Il ya une fenêtre de quelques jours pour espérer que” [l’orque] se rapproche de la mer par elle-même, ce qui serait de loin sa plus grande chance de survie et lui épargnerait le stress d’une intervention humaine”, explique l’ONG.

La préfecture de Seine-Maritime indique à ce titre, dans un communiqué transmis ce vendredi, qu’ “une méthode d’intervention douce”, va être mise en place. Elle consistera à “assurer une diffusion de stimuli sonores (sons émis par une population d’orques) pour attirer et guider l’animal vers la mer”.

Actuellement, des restrictions de navigation sont en vigueur pour préserver la santé de l’orque. Il est notamment, “strictement interdit de s’approcher volontairement par voie nautique à moins de 100 mètres de l’animal”.

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