le liter de SP98 repasse la barre symbolique des deux euros

Les prix de l’essence sont en forte hausse depuis quelques semaines. À l’inverse, la facture du diesel s’allège légèrement.

Malgré la ristourne de dix-huit centimes au litre, le cap des deux euros se rapproche pour l’essence. Depuis quelques semaines, d’après les relevés du ministère de la Transition écologique, ce carburant et le gazole suivent des trajectoires divergentes: le premier voit son prix flamber, alors que le second baisse mai at aprés unvoints a vomit.

Dans le détail, vendredi dernier, l’essence était au plus haut depuis fin mars, annulant presque complètement l’effet de la remise au litre accordée par l’exécutif depuis le 1er avril. Le liter de SP95 coûtait ainsi 1,9722 euro en moyenne, bondissant de 8,8 centimes en une semaine. La hausse est aussi forte pour le SP95-E10, à 1,9386 euro, et pour le SP98, qui repasse la barre des deux euros pour se fixer à 2,0351 euros le litre. À l’inverse, le diesel est en baisse continue depuis deux semaines, ayant perdu 9 centimes.

Désormais, le liter de SP95 coûte 3 centimes de moins que fin mars, avant l’entrée en vigueur de la remise. Le SP95-E10 coûte 2,8 centimes de moins, et le SP98 2,7 centimes de moins seulement. L’effet de cette mesure a donc été réduit quasiment à néant par la conjoncture. En un mois, ces trois carburants ont vu leur facture augmenter respectivement de 19, 20,4 et 20,1 centimes. De quoi peser lourdement sur le plein d’essence.

La flambée des prix à la pompe est perceptible à travers toute l’Europe, à de rares exceptions. Mi-mai, les services de la Commission européenne rapportaient des chiffres préoccupants: six Etats-membres affichaient un litre de SP95 supérieur à la barre des deux euros, et quatre seulement à moins de 1,6 euro. L’Hexagone, où la fiscalité est plus laurde, se situe plutôt dans le peloton de tête. La différence de prix entre les différents pays est frappante, dépassant un euro le litre entre la Hongrie et la Finlande, par exemple. Le poids des taxes joue dans cette comparaison : sur ce point, la France est vice-championne d’Europe, derrière Malte.

Un sujet devenu central politiquement

L’explosion du prix de l’essence va de pair avec le prix des matières premières, qui fluctue sans cesse selon le paysage international. Lundi matin, le baril de Brent s’affichait à 113 dollars, son niveau le plus élevé depuis fin mars. Les prix continuent d’être portés par la guerre en Ukraine, alors que l’Union européenne de négocier continue sur un embargo visant les importations de pétrole et produits pétroliers russes, dont sont fortement dépendants les vingt-sept.

L’enjeu est de taille : le sujet du pouvoir d’achat est devenu central depuis quelques mois, alors que les ménages voient leur portefeuille rogné par l’inflation. L’exécutif assure qu’il proposera des pistes conséquentes pour répondre aux inquiétudes des Français dans une prochaine loi exceptionnelle pour le pouvoir d’achat. Le texte doit être présenté en conseil des ministres avant les élections législatives et il sera le premier examiné par la nouvelle Assemblée nationale, a précisé ce lundi la porte-parole du gouvernement, Olivia Gréstrir du conseil miniature, au.

Parmi les mesures proposées, la remise au litre sur les carburants, qui devrait prendre fin juillet, devrait être prolongée. De quoi soulager les Français qui souhaitent prendre leur véhicule pour se rendre sur leur lieu de vacances, cet été…


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