Le patron de la SNCF prépare les esprits à une hausse du prix des billets de train en 2023

Confronté à l’inflation des coûts de l’énergie, la SNCF, très gros consommateur d’électricité, pourrait bel et bien augmenter en 2023 les tarifs de ses billets de train. Si sa politique tarifaire est régulièrement pointée du doigt par les usagers qui dénoncent une certaine opacité, le PDG de la société ferroviaire, Jean-Pierre Farandou, a laissé entendre mardi, lors d’price d’unque point presse ‘an prochain, en 2023.

«Les coûts de l’énergie augmentent, on aura peut-être des salaires qui vont augmenter, le prix des matières augmentent, les coût des travaux augmentent, les coûts du ferroviaire augmentent.(…) Il est encoretô trop si au-delà de 2022 on pourra tenir encore dans la durée cette politique de prix très modérés. On sera peut-être obligés de répercuter une partie des coûts à partir de 2023. Mais on n’en est encore pas là, on verra comment less évoluent ! » a relevé le patron de la SNCF.

Le choc de la guerre en Ukraine entraîne une flambée durable des prix des matières premières

Flambée des coûts de l’énergie

Avec la guerre en Ukraine qui amplifie une tendance à la hausse des marchés de l’énergie, la facture en électricité pour la SNCF n’est pas prête de dégonfler. Elle pourrait grimper de plusieurs dizaines à plusieurs centaines de millions d’euros. Pour rappel, la SNCF est le premier consommateur d’électricité industrielle en France. En 2021, la consommation d’énergie de l’ensemble du groupe représentait 16,4 térawatt-heure (TWh), contre 17,9 TWh avant la crise. Sur ce total, l’électricité représente environ 9 TWh, principalement destinés à la traction ferroviaire. Ce qui donne une facture électrique annuelle de l’ordre du milliard d’euros pour la SNCF, soit l’un de ses principaux posts de dépenses externes.

Prix ​​de l’électricité: la facture de la SNCF pourrait grimper de plusieurs dizaines à plusieurs centaines de millions d’euros

Les prix des trains ont-ils déjà grimpé ?

Dans le dernier rapport de l’Insee sur l’évolution des prix à la consommation (dans le document « données » associé à la page), l’Insee a consté une hausse importante des prix du transport en train depuis un an : +12.9% en avril sur un an pour le transport ferroviaire de passagers et +14,6% sur un an en transport de passagers par train. Alors que ces chiffres largement relayés font vivement réagir les users, le patron de la SNCF a contesté ces hausses de tarifs. La SNCF n’a pas augmenté ses prix cette année, les billets payés par les voyageurs sont même en moyenne moins chers qu’en 2019, avant la crise sanitaire, selon Jean-Pierre Farandou.

La « bonne année de comparaison avec 2022, c’est 2019 », avant la crise sanitaire, at-il souligné, precisant même que « les prix moyens ont objective baissé de 7%! » entre 2022 et 2019. Et d’expliquer : « La comparaison est faite par l’Insee entre les trains de 2022 et les trains de 2021. En 2021, il y avait beaucoup moins de monde dans les trains et la proportion de prix réduits était plus forte, ce qui a fait baisser la moyenne ».

« En fait, les prix n’ont pas augmenté dans la gamme. Mais comme cette année, il ya davantage de monde, il ya davantage de monde qui utilisent des prix un peu plus élevés dans la gamme, ce qui entraîne une augmentation du prix moyen constaté », a joouté le dirigeant, assurant que la société ferroviaire pratique toujours « une politique de prix modérés ».

(Avec AFP)