Les cryptomonnaies et les NFT dans l’angoisse du crash et des vols par les hackers

Quinze milliards de dollars évaporés, partis en fumée, perdus en une fraction de seconde. Des investisseurs petits et grands, ruinés, potentiellement par millions. C’était il ya 15 jours : le crash de LUNA, l’une de ces cryptomonnaies pourtant dotées d’un mécanisme de protection qui n’a pas résisté à une transaction de deux milliards de dollars.

LUNA – et son “stablecoin”, ou monnaie virtuelle stable, Terra (“UST” pour les intimes) – valait encore 120 dollars, il ya un mois. Aujourd’hui : 0.0001 dollars et quelques poussières de cents. Oui, il faut compter les zéros pour ne pas se tromper : malheureusement des zéros après la virgule. Un Terra virtuel était pourtant censé toujours valoir au moins un vrai dollar sonnant et trébuchant…

Logiquement, on se pose la question de la possibilité d’un crash d’une autre cryptomonnaie, la plus connue : le bitcoin. Est-ce que c’est totalement impossible ? Non, mais c’est très improbable. Pourquoi ? C’est vrai que le cours du bitcoin est très volatile mais c’est l’une des caractéristiques de toutes les cryptomonnaies.

56.278 euros : c’était le 12 novembre dernier, son plus haut historique. Aujourd’hui ? Le cours a été divisé par deux en six mois : un peu moins de 29,000 euros à l’heure où nous écrivons ces lignes. Or, on estime que 30.000 euros, c’est la barre psychologique en-dessous de laquelle les investisseurs se remettent à acheter du bitcoin, et donc à faire remonter le cours, théoriquement.

Mais la tendance, en ce moment, face au retour de l’inflation, à la hausse des taux d’intérêt, et à la guerre en Ukraine, alors que les bourses dégringolent depuis un mois, c’est surtout de ne prendre aucun risque . La peur étant très mauvaise conseillère, il est devenu difficile de prédire la suite des événements. Il est loin le temps où un bitcoin ne valait, comme dans cet article, qu’une centaine d’euros.

L’autre risque, justement, pour le bitcoin, ce serait l’écroulement technique de la blockchain, cette technologie qui assure la cohérence de la cryptomonnaie. Elle n’est pas centralisée et donc, plus elle est disséminée à travers le monde, moins elle est vulnérable.

Il faudrait, en fait, une interdiction – comme ce fut le cas au Maghreb, il ya cinq ans – partout dans le monde, et au même instant, pour mettre potentiellement le bitcoin par terre. Scénario improbable depuis que deux pays ont adopté le bitcoin comme monnaie officielle, puisque la Centrafrique a suivi l’exemple du Salvador.

Et puis, il ya ces pays qui ont légalisé les cryptomonnaies comme l’Ukraine, dans le contexte particulier de la guerre. Attention quand même : chaque transaction réclame une puissance informatique considérable. Et donc, mieux vaut éviter une ruée sur le bitcoin dans la même fraction de seconde.

Du côté des NFT, ces actifs numériques, (de l’anglais non-fungible token, en francais jeton non-fongible) l’autre danger, comme pour les cryptomonnaies, c’est le vol. Dernier exemple en date, celui de Seth Green, l’acteur américain vu dans la série Buffy contre les vampires. Il l’a annoncé lui-même sur son compte Twitter: il s’est fait berner par un faux site auquel il a relié son portefeuille numérique.

Celui-ci contenait 4 de ces NFT, des œuvres d’art numériques, aussitôt aspirées par les hackers : l’équivalent de 300,000 euros, dérobés à distance, en un instant, sans parade possible. Et donc, que ce soit pour les cryptos comme pour les NFT, un seul conseil : la prudence, à l’achat et à l’usage !

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