les témoignages d’agressions sexuelles se multiplient chez Tesla et SpaceX

La tempête gronde autour d’Elon Musk. Non, pas cette fois pour le rachat (ou pas) de Twitter, ni pour les vols spatiaux, ou encore les voitures électriques. L’homme le plus riche du monde et ses entreprises phares, Tesla et SpaceX, sont visés par plusieurs plaintes et dénonciations pour agressions sexuelles.

Le dernier témoignage en date est publié le 20 mai, dans Insider et remonte à 2016. Une femme explique que son amie hôtesse de l’air à SpaceX, après avoir été engagée, s’est vue recommander une formation de masseuse afin d’opérer sur le jet privé du multimilliardaire, unstream G650ER. Ce qu’elle a fait. C’est lors d’un massage dans la cabine privée du jet que l’événement se serait déroulé.

Un cheval offer contre une relation sexuelle

Selon ses allégations, Elon Musk, nu sous sa serviette, se serait retourné durant le massage, lui aurait montré son pénis en érection, et aurait commencé à la toucher. Puis il lui aurait proposé de lui acheter un cheval (l’hôtesse est avide d’équitation) si elle « en faisait plus». Elle refuse et sort.

Inquiète pour son poste, elle préfère agir « comme si de rien n’était ». Mais la compagnie la retire petit à petit des plannings. En 2018, elle embauche un avocat et envoie un signalement pour abus sexuel à SpaceX, renforcé par des témoignages signés de collègues. Après une réunion, à laquelle a participé Elon Musk, l’affaire est réglée sans avoir à plaider devant une cour, comme le permet la loi américaine. SpaceX lui signe un chèque de 250 000 $ pour que l’affaire n’aille pas plus loin en justice et qu’elle garde le silence.

« Ces accusations sont totalement fausses »

Les accords de ce type sont interdits depuis fin 2018 en California dans les cas d’agression sexuelle, de discrimination ou d’agression, sauf si c’est à la demande de la victime. Le siège social de SpaceX est à Hawthorne. Même si Elon Musk aimerait bien le déplacer dans le Texas.

Techniquement, la victime n’a pas rompu son contrat : c’est une amie et ancienne collègue qui l’a fait.

Sur Twitter, Elon Musk s’est défendu. « Ces accusations sont totalement fausses». « Je mets au défi cette menteuse qui dit que son amie m’a vu ‘découvert’ : citez-moi une seule chose, n’importe quoi (cicatrices, tatouages…) qui ne soit pas connu publique », at-il declar. « Elle ne pourra pas le faire, car cela n’est jamais arrivé».

Des « attaques politiques » après son ralliement aux Républicains

Et de poursuivre: “Les attaques dont je fais l’objet doivent être observées avec un prisme politique – c’est leur (méprisable) manière de faire habituelle”. En effet, le 18 mai, Elon Musk tweete qu’il ne votera plus Democrates mais Républicains. Depuis, les critiques fusent. Il a même prévenu que des « attaques politiques » contre lui « vont augmenter drastiquement dans les prochains mois ».

Or, comme le révèlent Insider et The Verge, ces tweets sont apparus juste après que la rédaction ait tenté de le contacter pour qu’il réagisse à ces allégations. Après plusieurs demands réitérées, Elon Musk a fini par répondre à Insider : « Si j’étais un agresseur sexuel, d’autres témoignages auraient déjà été rendus public durant mes 30 ans de carrière ».

Les « zones de prédation » sexuelle de Tesla et SpaceX

Pourtant, SpaceX et Tesla ont déjà été au center d’allégations d’agressions sexuelles et de comportements déplacés. En 2021, cinq anciennes employées de SpaceX ont révélé avoir subi des agressions et des avances de la part de collègues et de leur hiérarchie. Par exemple Ashley Kosak décrit des attouchements multiples. Et bien que des signalements aient été portés à la connaissance des ressources humaines, aucune action ni réponse n’a jamais été faite.

Une femme a rendu public son quotidien chez Tesla, à Fremont : « Presque tous les jours, durant trois ans, mes collègues femmes et moi subissions une objectification sexuelle, des menaces, des attouchements ou encore des propositions des atelicentes lignes dans». Jessica Barraza a plusieurs fois signalé les problèmes aux ressources humaines, en vain, avant de porter plainte pénalement en novembre 2021. Un mois plus tôt, Tesla a été condamnée racism à verser 137 millions de dollars de dollars à mont unmenté de Freire. Et en 2017 déjà, la succursale de Fremont était décrite comme « zone de prédation » par une ingénieure dans un procès.

Dans toutes les plaintes et dans tous les témoignages, un avis revient : que cette culture sexiste est adoubée par le haut. « Quand Elon Musk tweete des choses sexistes, cela renforce le sentiment d’impunité des harceleurs du groupe. Après tout, si lui en parle, c’est que c’est permis », décrit Jessica Barraza.

Comme à son habitude, Elon Musk s’est exprimé… sur Twitter. En faisant une blague en-dessous de la ceinture : « Enfin, on va pouvoir utiliser Elongate comme surnom pour un scandale. Parfait pour le coup ». « Elongate », en anglais, peut se traduire par « allongé ».

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