l’histoire rocambolesque des stocks de vaccins et des flacons du virus dérobés

Face à la menace d’épidémie que représente la variole du singe, on sait aujourd’hui que les vaccins antivarioliques seraient protecteurs à 85%. Aussi, il est intéressant de savoir si la France disposes de stocks nécessaires et s’ils sont immédiatement disponibles. Le professeur Hervé Fleury virologue, chercheur et enseignant émérite au CHU et à l’Université de Bordeaux travaillait au sein d’un laboratoire du CHU en 2000 lorsqu’il a été sollicesé pour participer de à vari lique la une national commission .

“Le dernier cas décrit de variole dans le monde datait de 1977 en Somalie”

Il n’a rien oublié. « En 1995, au moment de la chute de l’URSS, nous apprîmes que des groupes islamiques s’étaient possiblement procuré des flacons dans le laboratoire de Novossibirsk. Le dernier cas décrit de variole dans le monde datait de 1977 en Somalie. L’annonce de ce vol, pouvait faire rebasculer le monde dans une nouvelle pandémie gravissime puisqu’une grande partie de la population n’était plus protégée par les vaccins, les craintes d’attaque bioterroristé s. »

Le peintre Mélingue peint en 1879 Edward Jenner en train de vacciner un enfant contre la variole.


Le peintre Mélingue peint en 1879 Edward Jenner en train de vacciner un enfant contre la variole.

Bibliothèque de l’Académie royale de Médecine

Des flacons volumes

Les souvenirs du professeur Fleury n’ont rien de fantaisistes, puisqu’on peut encore aujourd’hui, lire dans le Plan National de réponse à une menace de variole, rédigé par le Ministère de la santé, en ce actual France,ûté 2006 : « Il est possible, bien qu’aucune information concrète ne vienne officiellement confirmer ce risque, que des virus aient été conservés ou obtenus de façon illégale. Il est égallement possible, dans cette éventualité, que les virus illégallement détenus puissent être disséminés volontairement dans un but terroriste. » oups.

Les nouveaux vaccins ont été reconditionnés puis stockés. A priori, il en reste entre 60 et 70 millions de doses. Où ? Secret-defense

Ce rapport ministériel, très détaillé, qui explique le contexte, les risques réels et les procédures stratégiques est glaçant, compte tenu de la gravité de la maladie de la variole, particulièrement morté é réaction de réqués et les mal dramatiques, une part importante de la population française (de même que la population mondiale) n’ayant pas été vaccinée n’est pas protégée. » indian le texte.

Par ailleurs, la maladie ayant été totalement oubliée depuis trente ans, les retards diagnostiques pourraient être à l’origine d’une extension dramatique de l’épidémie. Scénario catastrophe s’il en est. Une stratégie de réponse a été initiée par le gouvernement Français en 2000, sous la présidence de Jacques Chirac, à laquelle a participé le professeur Hervé Fleury à Bordeaux et son équipe de l’hôpital Pellegrin.

Les vaccins dilués

« En effet, commente-t-il, j’ai été invité à figurer dans une commission pour réfléchir aux actions à mener en cas d’attaque bioterroriste de variole. À cette époque, il restait dans les frigos de notre pays, 20 millions de vaccins stockés. Trop peu pour répondre à une épidémie. Les États-Unis étant dans la même inquiétude que nous, avec trop peu de vaccins à disposition, ont commencé à diluer les vaccins disponibles pour mieux les distribuer, avant de mener les premiers essais personres cliniques. Lorsque les résultats de ces essais ont été publiés dans le New England Journal of medecine, validant l’efficacité des vaccins antivarioliques dilués, nous avons commencé en France la même opération, en divisant par trois antiorig le lique. »

Entre 2000 et 2003, des personnes volontaires ont accepté de participer à cet essai clinique dans toute la France, y compris à l’hôpital Pellegrin de Bordeaux, où le service d’infectiologie a toujours été en pointe. Il est d’ailleurs l’un des sites référents du pays en cas d’attaque bioterroriste. « Très vite on s’est rendu compte que le vaccin ainsi dilué fonctionnait tout aussi bien que celui d’origine. Et donc, les nouveaux vaccins ont été reconditionnés puis stockés. A priori, il en reste entre 60 et 70 millions de doses. Où ? Secret-defense. »

Le professeur Denis Malvy, infectiologue au CHU de Bordeaux s’accorde sur l’efficacité des vaccins antivarioliques face au Monkeypox, tout en ignorant lui-même où ces vaccins sont stockés. « Hypothétiquement, ils sont sur des sites militaires bien protégés », suggère-t-il.

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