L’orque dans la Seine est “affaiblie mais pas à l’agonie, on peut lui porter assistance”, assure un spécialiste des cétacés

Aperçue pour la première fois le 16 mai à l’embouchure de la Seine entre Honfleur et Le Havre, près du Pont de Normandie, une orque se trouve désormais entre Le Havre et Rouen (Seine-Maritime). Elle est dans un état de santé très dégradé et “son pronostic vital est engage”selon le Groupe d’études des cétacés du Cotentin (GECC). On peut lui “porter assistance” assure cependant vendridi 27 mai sur franceinfo Alexandre Gannier, docteur en écologie marine, spécialiste des cétacés et président du groupe de recherche sur les cétacés.

D’après lui, des personnes ayant l’expérience des cétacés, comme par exemple des membres du GECC (groupe d’études des cétacés du Cotentin), pourraient “avec un canot semi-rigide, avec beaucoup de douceur, beaucoup de patience, gentiment suggérer à l’orque la direction à prendre pour sortir de ces méandres de la Seine”. Cette opération doit être menée “en relation avec les autorités de l’État, la préfecture maritime.”

“Je ne parle pas de sauvetage, je parle d’assistance.”

Alexandre Gannier, docteur en écologie marine, spécialiste des cétacés

à franceinfo

Selon Alexandre Gannier cependant, “il faut avoir de l’expérience, beaucoup de doigté, c’est-à-dire que des gens qui ne connaissent pas les cétacés ne peuvent pas faire ce genre d’opération”. Il ajoute qu’il “faut beaucoup de patience, il faut déceler le comportement du cétacé qui est en difficulté, voir l’évolution de son comportement”.

D’après le président du groupe de recherche sur les cétacés, pour le moment “l’orque n’est pas à l’agonie”. Ce mâle adulte “est affaibli, il a probablement perdu quelques kilos mais il semble avoir encore de la tonicité”. Cependant, si aucune opération d’assistance n’est menée et “si l’orque reste en place comme cela pendant des semaines, il va mourir”.

Des restrictions de navigation onté prises pour éviter le plus possible de nuire à la santé de l’animal.

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