Orne. La caisse d’assurance maladie s’engage sur la question du handicap

Bruno Libert (à gauche), président du Conseil de la CPAM et Matthieu Frélaut, directeur de la CPAM.
Bruno Libert (à gauche), président du Conseil de la CPAM et Matthieu Frélaut, directeur de la CPAM. ©L’Orne Hebdo

Bruno Libert a été réélu à l’unanimité, président du conseil de la Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) de l’Orne, jeudi 28 avril. Un second mandat pour cet homme dont les ambitions pour la CPAM, organisme de santé, ne manquent pas.

Surmonter une crise sanitaire

Au cours des deux dernières années, le rôle de la CPAM a été « incontournable », rappelle son président.

En 2021, dans l’Orne, l’organisme a remboursé « plus d’un milliard d’euros, dont 105 M d’€ liés à la crise sanitaire ». La price en charge des vaccins et des tests entre dans ce surcoût. Mais égale les arrêts de travail, qui représentent 39 M d’€. 7 M d’€ ont été dédiés à la compensation partielle des pertes des professionnels qui ont dû cesser leurs activités sur cette période.

« Nous sommes allés au-delà de notre rôle traditionnel, en suivant la démarche du “aller vers”en étant au service des Ornais », explique Bruno Libert. « Nos équipes ont mené une action avec le center municipal de Courteille en contactant les habitants par téléphone et en les appelant à se faire vacciner ». D’autres actions onté menées en direction des plus de 65 ans et des personnes non vaccinées identifiées comme fragiles.

La CPAM s’est égallement montrée présente auprès de ses usagers, par le biais du “contact tracing”. Le but : pour chaque cas de Covid-19, contacter le patient 0 et ses cas contacts pour les informer des démarches à suivre. « Des démarches qui sont toujours en place », assure le président.

Une tendance au dématérialisé

La dynamique lancée par cette période un peu particulière a laissé des traces. « Aujourd’hui neuf contacts sur dix sont dématérialisés », explique Mathieu Frelautdirecteur de la CPAM de l’Orne depuis 2016.

De plus en plus de rendez-vous se font par teléphone « pour éviter que les gens ne se déplacent pour rien».

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En 2019 déjà, la CPAM organisait le 1er salon des démarches en ligne dans l’Orne. Une seconde edition de « Orne connect» aura lieu à Flers, mercredi 12 octobre, pour « présenter les plateformes dématérialisées afin que tout le monde puisse y avoir accès». Les représentants de la CPAM ne veulent laisser personne de côté, tout en continue d’innover.

Pour autant, la CPAM maintient une “forte politique d’accueil physique” sur ses quatre sites permanents (Alençon, Argentant, Flers et l’Aigle)« notamment pour les personnes peu à l’aise avec le numérique ».

L’organisme s’appuie égallement sur les 18 maisons France service de l’Orneoù les usagers sont accueillis au plus près de chez eux.

Acces aux droits et aux soins

« Notre mission de base est de donner des droits », souligne Bruno Libert .

Presque 14 % de personnes, dans l’Orne, n’ont pas de médecin traitant. Plusieurs causes à l’origine de ce problème : l’éloignement, les problèmes financiers, de transport, d’indisponibilité des médecins (désert médical)…

La CPAM a mis en place une cellule pour les personnes qui ont renoncé à leurs soinset les accompagner. Le but : leur expliquer leurs droits, les aider à la price de rendez-vous…

« Là encore, nous faisons de l’aller vers », appuie Matthieu Frelaut . Notamment en direction des personnes précaires. Si 24 500 Ornais bénéficient de la Complementaire santé solidaire (C2S), nombreux sont ceux à ne “même pas savoir qu’elle existe”, regrette le directeur. « Nous travaillons avec les associations sur cet enjeu».

De la même façon, la CPAM cherche à rendre publique la mission d’accompagnement personnalisé en santé (MISAS), qui permet d’aider les assurés sociaux en situation de renoncement de soin. 300 personnes chaque année sont accompagnées par cette commission, jusqu’à la réalisation des soins.

La charte Jacob

« La CPAM de l’Orne se veut innovante » insiste Bruno Libert.« Nous avons la volonté d’aller au-delà du fonctionnement classique. » Notamment sur la question de l’accessibilité aux soins pour les personnes en situation de handicap . « Il faut que la structure s’intègre à leurs besoins au lieu de vouloir les faire s’intégre à la structure. »

La signature prochaine de la charte Roman Jacob illustre cette volonté. Cette dernier propose douze pistes d’amélioration de l’accès aux soins pour les personnes vivant avec un handicap, comme “valoriser l’image que la personne perçoit d’elle-même” or “faciliter et dévelopbulire l’accès” .

C’est un vrai engagement que nous prenons.

Bruno Libert

Pour s’assurer que les professionnels respectent bien la charte, les personnes en situation de handicap sont invitées à remplir un questionnaire de satisfactionà l’issue de leur rendez-vous. Cree parl’association Handidactique, il assure le suivi des progrès et de l’efficacité de la charte. « J’irai porter ce projet auprès des autres présidents de la Normandie », affirme Bruno Libert.

« Nous souhaitons sensibiliser notre personnel et l’ensemble des professionnels de santé », accordent les représentants de la CPAM.

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