«Ouvrir l’entrepreneuriat à toutes et tous, partout»

Othmane Benzair, ingénieur chez Google. Lea Crespi

À 35 ans, cet ingénieur centralien dirige les programs Google d’accompagnement et de soutien aux start-up.

Une heure de réveil ?
7 hours.

Le pitch de votre poste ?
Aider les start-up françaises à croître, et soutenir l’émergence des champions du numérique dont nous avons besoin. Avec une équipe de 3 personnes et un réseau de 40 cooperateurs Google, nous formalons les entrepreneurs à nos outils en marketing, gestion des données, acquisition de clients ou en intelligence artificielle. Nous luttons contre les inégalités pour ouvrir l’entrepreneuriat à toutes et tous, partout. La part de femmes et l’égalité entre les territoires et les milieux sociaux ne sont pas du tout à la hauteur. Tout le monde ne sait pas qu’entreprendre est possible.

Des résultats à donner ici et maintenant ?
Nous échangeons avec plus de 5000 entrepreneurs sur tout le territoire, et nous accompagnons au quotidien 40 d’entre eux. Nous travaillons aussi avec une dizaine d’incubateurs, associations ou collectifs, comme Diversidays, engagé pour l’égalité des chances, ou Sista, qui milite pour la parité dans les financements de start-up.

Si l’on remonte aux origines ?
Une enfance à Marseille avec un père chercheur et une mère médecin. Ils m’ont transmis leur rigueur scientifique et un profond respect de l’école. Mais je leur dois aussi mon goût de la liberté, une curiosité encouragée très tôt et une form de discrétion que je cultive encore aujourd’hui.

On n’arrive à rien sans un juste mélange de travail, d’humilité et de joie

Othmane Benzair

Des obstacles on la route ?
Je n’en ai pas rencontré. Je crois que j’ai une bonne étoile qui prend soin de moi.

Vos accélérateurs de parcours ?
L’école, des professeurs qui m’ont donné confiance et transmis la conviction que la science, vecteur de progrès, a une responsabilité envers la société. Puis, après des débuts dans le conseil, j’ai dirigé la stratégie d’Expliseat, une start-up industrielle. J’y ai fait le tour du monde et j’ai énormément appris.

Des défis pour demain ?
Continuer à soutenir les start-up qui répondent aux grands enjeux sociétaux, et à défendre l’entrepreneuriat comme levier d’émancipation. Plus personnellement, apprendre à écouter davantage, avec plus d’attention, à me décentrer.

Que voudriez-vous transmettre ?
Le désir d’entreprendre, y compris chez ceux qui ignorent que c’est possible. D’où l’importance de faire émerger des talents: je crois profondément aux modèles et aux symboles. Les mots créent des mondes.

Un moment off, c’est ?
Surfer à Hossegor ou à Biarritz. À Paris, je mise plutôt sur une session de running ou une partie de tennis.

Votre définition de l’influence ?
Le plus important est invisible : c’est en écoutant les autres qu’on les entraîne derrière soi.

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