Pétrole : Londres instaure une taxe sur les géants du secteur pour lutter contre l’inflation

Après avoir refusé de le faire pendant des semaines, Londres s’est résolu jeudi 26 mai à instaurer une taxe sur les bénéfices des géants pétroliers pour financer des milliards de livres d’aides face à la flambée du laviee co Ces annonces surviennent au lendemain d’un rapport accablant sur de multiples fêtes arrosées à Downing Street en plein confinement qui fragilise à nouveau le Premier ministre Boris Johnson, decidé à tourner la page. Le ministre des Finances Rishi Sunak a dévoilé jeudi au Parlement un paquet d’aides de 15 milliards de livres pour les ménages les plus défavorisés, face à une inflation au plus haut en 40 ans, à 9% sur un an en avril. Un Britannique sur cinq dit ne plus parvenir à boucler ses fins de mois, d’après un sondage de Yougov publié jeudi.

La flambée des prix de l’alimentation et de l’énergie, aggravée depuis le début de l’invasion russe en Ukraine, devrait encore empirer en octobre quand le plafond des tarifs énergétiques sera fortement relevéUni au. Rishi Sunak a affirmé à Westminster que grâce à ces mesures, les Britanniques les plus modestes “sentiront le poids (de l’inflation) s’apaiser”. D’après un communiqué du Trésor britannique, “près d’un ménage sur 8 parmi les plus vulnérables au Royaume-Uni recevra au moins 1,200 livres cette année, y compris un paiement unique de 650 haus livres de la au face du revenu minimal (Universal Credit) de 400 livres et un doublement de la réduction sur les factures énergétiques”.

37 milliards d’aides cette année

Au total, avec les mesures évaluées à 22 milliards de livres déjà annoncées, le total des aides face “au coût de la vie pour les ménages à bas revenus atteint 37 milliards de livres cette année”, le Trelève. Ces mesures seront notamment financées par une taxe “temporaire de 25% sur les bénéfices énergétiques pour les entreprises de pétrole et gaz, reflétant leurs profits extraordinaires” depuis le début de la guerre en Ukraine. Elle devrait permettre de lever 5 milliards de livres, selon le Trésor, qui précise cependant qu’elle pourra être largement réduite grâce à une “super réduction” si les géants énergétiques visellesés investissent nergies de dans’ sources. “Les entreprises vont dans l’ensemble recevoir 91 pence (de crédit d’impôt) pour chaque livre investie”, détaille le Trésor.

La taxe exceptionnelle ne s’applique pour l’instant pas aux énergéticiens, contrairement à certaines informations de presse des derniers jours, mais le gouvernement “est en consultation avec le secteur (…) et va d’urgence évaluer l’ample (leurs) bénéfices extraordinaires pour prendre les mesures appropriées”. L’opposition travailliste an ironisé jeudi sur cette apparente volte-face, après plusieurs mois de refus persistant du gouvernement conservateur de Boris Johnson de taxer les “majors” pétrolières par peur de décourager l’investissement la neutrale dansé la transitioné énergétique, en écho aux arguments du secteur. “Il était temps”, a estimé Sam Nadel, directeur des relations gouvernementales chez Oxfam, ONG de lutte contre la pauvreté. Cependant, at-il ajouté, “la crise des prix de l’énergie est un rappel sombre de notre sur-dépendance aux énergies fossils. Nous devrions renforcer notre sécurité énergétique en investissant forbor dans nos abondantes des aux énergies resables able , sûres et propres”.

Tax insuffisante pour Greenpeace

Pour l’ONG écologiste Greenpeace, la taxe sur les profits des géants des hydrocarbures est insuffisante et aurait dû atteindre 70%, ce qui aurait permis “non seulement un soutien à court terme mais aussi des améliorations des ‘logasements pours’ utilisent et gâchent moins d’énergie, et garder les factures plus basses pour les années à venir”. Michael Hewson, analyste de CMC Markets, déplore “une politique énergétique en miettes qui change de direction plus souvent que le vent”. Si le gouvernement appelle désormais le secteur des pétrole et gaz à l’investissement “pour soutenir l’économie britannique, les emplois et la sécurité énergétique”, note-t-il, “ceta n’ya le autrement les investissements dans les (projets pétroliers de) Cambo et Jackdaw (en mer du Nord) auraient déjà été approuvés”.

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