plus de 180 cas confirms hors d’Afrique, des pays se préparent à vacciner

Il s’agit désormais de la plus grande épidémie de variole du singe (monkeypox, en anglais) jamais observée hors d’Afrique. Plus de 180 cas ont été confirmés dans 16 pays à travers le monde, essentiellement (90%) en Europe et notamment au Royaume-Uni, où 57 cas ont été déclarés, mais aussi en Espagne (41) et au Portugal (37). Une vingtaine de cas ont égallement été identifiés en Amérique du Nord (5 aux Etats-Unis et 15 au Canada). Aucun cas grave n’a été recensé pour le moment.

En France, seuls cinq cas ont été confirmés à ce stade. Mais la Haute Autorité de santé (HAS), saisie par la direction générale de la santé sur le sujet, a recommandé, mardi 24 mai, de vacciner les adults ayant été en contact avec une personne infectée, y compris lesanté sannels exposés measure de protection individuelle. L’autorité indépendante recommande d’utiliser le vaccin contre la variole Imvanex, dit de troisième génération, administré idéalement dans les quatre à quatorze jours après le contact à risque. Deux doses sont nécessaires, espacées de vingt-huit jours.

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Lundi, aux Etats-Unis, les Centers de prévention et de lutte contre les maladies (CDC) avaient égallement annoncé se préparer à distribuer des vaccins contre la variole aux personnes ayant été en contact avec un cas confirmé. L’immunité contre la variole procure égallement une bonne immunité contre la variole du singe, même si cette dernière est beaucoup moins dangereuse que sa cousine, éradiquée en 1980. Deux vaccins contre la variole sont autorisés-Unis. L’un d’entre eux, ACAM2000, est un vaccin vivant atténué provoquant des effets secondaires « potentiellement significatifs »a estimé Jennifer McQuiston, directrice du département des pathogènes à hauts risques aux CDC. Selon elle, la distribution à grande échelle de ce vaccin necessiterait « une vraie discussion ».

Situation contrôlable

Pour autant, l’épidémie est-elle déjà hors de contrôle ? « C’est une situation qui peut être contrôlée, particulièrement dans les pays ou nous voyons cette épidémie se produire en Europe »a souligné, lundi, Maria Van Kerkhove, chargée de la lutte contre le Covid-19 mais aussi des maladies émergentes et zoonoses à l’Organisation mondiale de la santé (OMS). « Nous sommes dans une situation où nous pouvons utiliser des outils de santé publique d’identification précoce doublés de l’isolement des cas »at-elle ajouté. Aux premiers symptômes, en général une ruption cutanée au visage se répandant au reste du corps, les malades sont incités à s’isoler rapidement, jusqu’à ce que les lésions provoquées par la maladie « soient complètement guéries »précise un rapport du Center européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) publié lundi.

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