qui est Diane Parry ? Quatre choses à savoir sur la Française qui a fait sensation lundi

Diane Parry master magic. La Française a fait une entrée remarquée à Roland-Garros, lundi 23 mai, en ne s’offrant rien de moins que la tenante du titre, Barbora Krejcikova. La joueuse de 19 ans, 97e mondiale, est une des pépites dont a besoin le tennis tricolore. Une autre bonne raison pour faire son portrait en quatre points.

Une première victoire à Roland-Garros à 16 ans

Si elle a marqué les esprits lundi en s’offrant la plus belle victoire de sa carrière, Parry a déjà fait parler d’elle porte d’Auteuil. Lors de l’édition 2019, elle bouscule les statistiques du tournoi parisien en devenant la plus jeune joueuse à gagner un match dans le tableau final depuis la Portugaise Michelle Larcher de Brito, dix ans plus tot.

Agée de seulement 16 ans et 9 mois, alors 457e mondiale, elle s’impose face à la Biélorusse Vera Lapko (alors 101e au classement WTA). Cette première victoire en Grand Chelem la révèle aux yeux du grand public. Le conte de fée de l’adolescente s’arrête au tour suivant, la Française s’inclinant sèchement (6-1, 6-3) contre la Belge Elise Mertens, 20e joueuse mondiale à l’époque.

Numéro 1 chez les juniors

L’année 2019 est un tournant pour Parry. Outre son premier tour à Roland-Garros, elle réalise un grand coup en remportant le Masters juniors, fin octobre, en Chine.

Egalement titrée à Osaka (Japon) et à Criciuma (Brésil), ces différentes victoires permettent à la Tricolore au revers à une main de terminer l’année au rang de numéro 1 mondiale juniors, à saccédante Clara Patriot

Premier titre WTA en 2021

Si Parry n’utilise pas le mot “prédilection” pour parler de terre battue, c’est bien sur cette surface qu’elle obtient les meilleurs résultats. Alors qu’habituellement, de nombreuses joueuses terminent leur saison sur les courts en dur, la Française, sur les conseils de son entraîneur, Gonzalo Lopez, opte pour un choix différent en 2021. Open 2021 et s’envole pour l’Amérique du Sud à l’automne.

La stratégie s’avère payante pour la fan de Roger Federer, puisqu’elle réalise une très belle tournée sud-américaine. En novembre, elle signe sa première victoire contre une joueuse du top 100 (la 80e mondiale, la Brésilienne Beatriz Haddad Maia), et remporte son tout premier titre sur le circuit principal, à Montevideo, en Uruguay. Ce succès s’ajoute à trois titres sur le circuit secondaire (à Périgueux, Turin et Séville). Seule Tricolore à remporter un tournoi WTA en 2021, sa fin de saison réussie est récompensée par la Fédération française de tennis, qui lui offre la seule invitation française pour l’Open d’Australie en janvier.

Une enfant de Roland-Garros

Si elle participe pour la quatrième fois au Grand Chelem Parisien, elle en côtoie les courts depuis l’enfance. Roland-Garros est un peu comme sa maison. Bien que née à Nice, Parry quitte très vite la Côte d’Azur pour Boulogne-Billancourt. Adolescente, elle devient pensionnaire du Center national d’entraînement, situé lui aussi à quelques encablures des courts de la porte d’Auteuil. “Le Philippe-Chatrier est un court devant lequel je passais tous les matins en allant à l’école, donc c’était un rêve d’y jouer et encore plus d’y gagner”, an expliqué la jeune joueuse en conférence d’après-match. Une proximité géographique que la Tricolore considère comme un privilège. “Je suis à sept minutes de chez moi. De pouvoir rentrer le soir à la fin d’une journée, c’est un avantage.”

Celle qui vient de faire son entrée dans le top 100 du classement WTA n’aura donc pas beaucoup de distance à parcourir pour se rendre sur le court sur lequel elle disputera son deuxième tour face à la Colombienne Camila Osorio.

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