retard de versement, une « situation scandaleuse » selon les syndicats

Les habitants du Doubs en témoignent : ces derniers mois les délais de versement des indemnités journalières se sont considérablement allongés. Au point de mettre nombre de foyers en difficulté selon les syndicats FO et CGT qui relaient les témoignages des agents de la Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) du département, « très impactés par la profonde dsurétresse des asset».

Certains habitants, contraints à un arrêt maladie , attendent en effet leur versement depuis des mois et se retrouvent sans aucun revenu : d’aucuns parmi eux disent être sur le point « d’être expulsés de leur’logement » et d visible bord de la rupture psychique vont jusqu’à menacer de mettre fin à leurs jours devant notre organisme”.

L’explosion du nombre de dossiers

Bref, une « situation scandaleuse » selon les syndicats FO et CGT du Doubs qui ont adressé un courrier au directeur général de la Caisse nationale de l’assurance maladie à la fin du mois d’avril. À ce moment-là, disaient-ils, « plus d’une cinquantaine de situations relevant de l’extrême urgence » étaient recensées quotidiennement par la plateforme téléphonique et l’accueil physique.

Il ya 15 jours, dans nos colonnes, la directrice de la CPAM du Doubs reconnaissait les difficultés actuelles: une conséquence, disait-elle, de la crise Covid qui a fait exploser le nombre de dossiers à traiter partout en France.

« Une baisse constante de ses effectifs »

Aux yeux des délégués syndicaux FO et CGT, la pandémie n’est pourtant pas la seule explication: « Si ce retard n’est pas en mesure d’être résorbé, c’est notamment en raison du fait que l’assurance maladie d’une baisse constante de ses effectifs pour des motivations strictement budgétaires. Une diminution constante de personnel qui s’ajoute selon la CGT et FO à une « problématique d’ordre technique liée au déploiement d’outils informatiques qui s’avèrent le plus souvent totalement inadaptés à la situation de terrain. »

« La première d’une longue série »

Résultat, selon les syndicats : de nombreux retards de plusieurs mois dans le versement des indemnités et des assurés qui désespèrent de pouvoir joindre la CPAM au téléphone. L’explosion des délais a en effet entraîné de facto un boum des appels que la plateforme n’a pu absorber. Résultat: fin avril « 80% des sollicitations téléphoniques » ne pouvaient « plus être traitées par les téléconseillers».

Le reflux de l’épidémie devrait évidemment permettre un retour à la normale. Mais il faudra du temps, souligne un délégué syndical. « Et le problème de fond, lui, va rester ». « Cette crise sans précédent, estiment fo et CGT, doit conduire à une révision profonde de la politique nationale en matière de financement de la protection sociale, sans quoi cette situation dramatique ne sera que la première d’une longue s »

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