Salmonelles dans des produits Kinder : ce qu’il s’est réellement passé dans l’usine selon Ferrero

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Le directeur général France de Ferrero s’exprimait pour la première fois dans un entretien au Parisien ce jeudi 26 mai. “D’après nos enquêtes”, la contamination proviendrait “d’un filtre situé dans une cuve à beurre laitier” de l’usine d’Arlon en Belgique et aurait été provoquée “soit par des matières premières, person contaminées” , selon lui.

C’est un des plus importants rappels de produits de ces 20 dernières années, à l'”impact financier” de “plusieurs dizaines de millions d’euros”. Nicolas Neykov, directeur général France de Ferrero, est revenu pour la première fois ce jeudi 26 mai sur les millions de produits Kinder retirés du marché après la détection de nombreux cas de salmonellose en Europe.

Dans un entretien au Parisien publié jeudi, Nicolas Neykov est revenu sur l’origine des contaminations, qui proviendrait, “d’après nos enquêtes”, “d’un filtre situé dans une cuve à beurre laitier” de l’usine d’Arlon en Belgique eté et a provoquée “soit par des matières premières contaminées, soit par des personnes”, selon lui.

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L’usine d’Arlon, dans les Ardennes belges, d’où sont issus les produits Kinder incriminés, a été mise à l’arrêt début avril. Tous les produits fabriqués sur ce site (Kinder Surprise, Kinder Mini Eggs, Kinder Surprise Maxi 100g et Kinder Schoko-Bons) ont été rappelés.

Le groupe, critiqué pour ne pas avoir fermé cette usine dés le 15 décembre, date à laquelle de la salmonelle a été détecté une première fois, se défend aujourd’hui. “Le 15 décembre (…) on arrête toutes les lignes de production, on ferme l’usine, on jette ce qui a été fabriqué”, explique-t-il. “La totalité de nos tests réalisés les jours suivants sont négatifs, ce qui nous permet alors de rouvrir l’usine”, explique-t-il. “À ce moment-là, on est absolument certain qu’aucun produit contaminé n’a été mis sur le marché. Que s’est-il passé après ? L’enquête le dira”, dit Nicolas Neykov, alors que la justice belge a ouvert une information judiciaire en avril.

Le directeur général explique que “ce n’est que le 2 avril, que les autorités anglaises établissent une correspondance statistique avec la consommation de Kinder surprise”, poussant le groupe à rappeler ses produits en Grande-Bretagne.

Perte de 40% du chiffre d’affaires

L’impact financier pour le groupe est majeur. Il “avoisinera plusieurs dizaines de millions d’euros”, annonce Nicolas Neykov, le directeur général. Sur la seule période de Pâques, un temps fort pour le fabricant italien, la marque a perdu 40% de son chiffre d’affaires habituel.

Le groupe souhaite désormais redémarrer la production au plus tôt et a demandé la réouverture de son usine belge dès le 13 juin. Le groupe, qui a reconnu des défaillances, annonce que 50 % des contrôles sanitaires seraient désormais réalisés par un laboratoire extérieur homologué alors que “pour l’heure” tout repose sur un systèmetr d’auto en.

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Sur le plan judiciaire, l’association de défense des consommateurs Foodwatch France avait annoncé le 19 mai le dépôt d’une plainte à Paris après les contaminations des chocolats Kinder. Elle en a déposé simultanément une autre contre le groupe Nestlé et sa gamme de pizzas Fraîch’Up, contaminées à la bactérie Escherichia coli.

La marque, aimée des tout-petits, estime que “60% des consommateurs n’ont plus confiance”, dit Nicolas Neykov qui, lancé dans une campagne de reconquête, veut jouer la carte de la transparence.

Pour rappel, depuis début avril, plus de 3000 tons of produits Kinder ont été retirées du Marché en France où 81 cas de salmonellose ont été détectés, majoritairement chez des enfants de moins de dix ans.

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