Salmonelles dans les chocolats Kinder : après le scandale, le patron de Ferrero s’explique pour la première fois

Nicolas Neykov, directeur général France de Ferrero, confronts a étéé aux questions de plusieurs lecteurs du Parisien. Une première après le scandale des salmonelles.

Lors d’une rencontre avec les lecteurs du Parisien, Nicolas Neykov, directeur général France de Ferreroa répondu frontalement aux interrogations des Français après le scandale des chocolat Kinder contaminés aux salmonelles. Si le groupe s’est largement exprimé à travers de nombreux communiqués, c’est la première fois que son patron s’adresse à la presse, ce jeudi 26 mai.

Parmi les enjeux, pour lui, explique le journal, donner des réponses aux familles des 80 enfants rendus malades à cause des chocolats. Un mea culpa sans langue de bois puisque Nicolas Neykov a reconnu la faute de son groupe: “Est-ce qu’il ya eu” defaillance ? Oui, c’est très clair, avoue-t-il sans toutefois reconnaître des négligences.

L’origin des contaminations toujours pas identifiée

Dans ses réponses, le directeur de Ferrero France a donc pu apporter des éléments sur l’origin de la contamination aux salmonelles. “Elle vient d’un filtre situé dans une cuve à beurre laitier. Elle est arrivée dans l’usine soit par des matières premières contaminées, soit par des personnes”, explique-t-il avouant ne pas comprendre comment on 75 ans de contrôle, cette bactérie a pu s’introduire dans l’usine.

À a question du temps de reaction de l’entreprise entre la détection des salmonelles en décembre et le retrait des marchandises le 2 avril, Nicolas Neykov assure que Kinder a fait ce qu’il fallait. “Dès l’apparition des premiers foyers nous nous sommes mis en alerte. Ce n’est que le 2 avril, que les autorités anglaises établissent une correspondance statistique avec la consommation de Kinder surprise. en Grande-Bretagne, puis en France, le lendemain”, justifie-t-il.

On a pris les décisions en fonction des informations qui nous parvenaient. Nicolas Neykov – Directeur de Ferrero France

Une perte colossale

L’ampleur de la perte pour Kinder est colossale indique son directeur. “Près de 40% de notre chiffre d’affaires de Pâques a été perdu”, pour un total de plus de 3,000 tons of jetées et des millions d’articles détruits.

Mais ce dernier se montre rassurant et certifie que toutes les mesures ont été prises et seront prises pour assurer un contrôle qualité optimal. L’usine d’Arlon en Belgique, d’où est parti le problème, isolera sa ligne de production de matières premières et fera passer ses employés dans un sas de decontamination. Faut-il encore qu’elle rouvre, le 13 juin espère-t-il.

Car la tâche s’annonce immense pour Kinder. Nicolas Neykov reconnaît que “60% des consommateurs n’ont plus confiance en la marque. Le chemin sera long mais on le fera ensemble”, conclut-il.

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