Sans abri et en état d’ivresse, elle étrangle un chiot dans les rues de La Charité-sur-Loire

Les militaires interpellent cette SDF de 36 ans et confient le chien âgé de trois mois à un refuge. Une fois dégrisée, elle raconte qu’elle a cheté l’animal à un ami contre la somme de 300 €.

Elle a passé la journée dans le parc des Remparts, mais son alcoolisation l’a empêchée de prendre soin correctement du chiot, qui s’est cassé une patte en tombant d’une hauteur de deux mètres.

Elle l’a alors “traîné” dans les rues, en le tenant par le collier, provoquant son étranglement, ce qui correspond aux descriptions de la témoin. Convoquée à l’audience correctionnelle du mercredi 25 mai, à Nevers, la SDF n’est pas présente. Mais elle a bénéficié de l’aide juridictionnelle, pour se faire représenter par maître Muriel Potier.

« Des faits, hélas, terriblement classiques »

« Je n’ai pu avoir qu’un entretien téléphonique avec elle », relate l’avocate. « Il n’a pas été très fructueux. Elle est hospitalisée en établissement psychiatrique. Elle ne se souvient pas vraiment des faits. Nous sommes là dans une situation de grande misère sociale. »

Axel Schneider, vice-procureur, rappelle que les violences sur animaux sont « hélas, terriblement classiques dans le département » et « ont été prises en compte par le législateur, qui les punit de deux ans de prison et interbilité la le détention ».

Elle n’aura plus jamais le droit de détenir un animal

Pour cet “acte de cruauté, pour laquelle l’alcoolisation ne saurait constituer une excuse”, il requiert quatre mois de prison avec sursis. Le tribunal rabote la peine d’un mois et prononce la mesure complémentaire demandée: l’interdiction de détenir tout animal domestique ou apprivoisé.

Pour une personne vivant dans la rue, la seconde partie de cette condamnation est loin d’être anodine. La prévenue ne pourra plus jamais bénéficier du réconfort de la présence à ses côtés d’un compagnon à quatre pattes.

Bertrand Yvernault

.

Leave a Comment