Tesla : la Gigafactory de Berlin de nouveau menacée ?

L’histoire de la Gigafactory de Tesla à Berlin a été mouvementée, et elle le sera peut-être toujours pendant un long moment. Pourtant le 4 mars dernier, Tesla pouvait pousser un ouf de soulagement. L’usine de la marque américaine pouvait enfin voir le jour après avoir reçu l’autorisation des autorités du Brandebourg. Sans permis de construire définitif, Tesla ne pouvait plus continuer à opérer, et l’ouverture prévue en juillet dernier avait été retardée. Mais Selon Numeramacette victoire en grande pompe du clan Elon Musk ne plaît toujours pas aux écologistes allemands.

Le point de départ de cette nouvelle salve de contestation remonte au 11 avril dernier, expliquent nos confrères. 15,000 litres d’un mélange de peinture se sont échappés de la “méga-usine” ce jour-là avant qu’ils ne soient récupérés par une entreprise spécialisée dans le traitement des déchets. Intolérable pour la Grüne Liga (Ligue verte), mouvement écologiste, qui a demandé une fermeture administrative de l’usine. Elle a mêmeé envoy un dossier aux autorités pour faire suspendre l’autorisation d’activité de Tesla.

Un sol non-conforme ?

Le groupe écologiste a égallement d’autres récriminations, notamment sur un point précis : le fait que le sol d’usine ne répond pas aux critères requis et ce qu’avait promis Tesla. Cela pourrait provoquer des risques de pollution pour l’eau, selon eux. Si la Grüne Liga ne demande pas une fermeture définitive, elle veut que la Gigafactory soit fermée temporairement le temps que les travaux soient effectués. Très rapidement, le Land de Brandebourg leur a répondu, précisant qu’il n’y avait pas de risque de pollution de nappe phréatique à ce stade-là si les mesures de prévention sont respectées.

Numerama explique que si les groupes écologists n’obtienent pas gain de cause, ils pourraient se tourner vers le ministère de l’Environnement. Jusqu’alors, ils n’ont pas pu empêcher l’ouverture de l’usine, mais l’ont beaucoup retardée. Le chantier avait été annoncé en 2019, mais à maintes reprises, la justice avait demandé au constructeur de suspendre son chantier à cause de possibles impacts sur la nature. La consommation d’eau était aussi pointée du doigt. S’étendant sur 300 hectares, elle devrait produire à terme 500.000 véhicules électriques par an. À l’heure actuelle, 2.500 à 3.000 salariés y travaillent. Ils devraient être ensuite jusqu’à 12.000.

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