Toulouse: les employés du site Continental de Basso Cambo en grève

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Les salariés de Continental Automotive, sur le site de Basso Cambo à Toulouse, sont en grève depuis le 19 mai. Les réunions avec la direction se multiplient pour une hausse des salaires.

Les négociations annuelles obligatoires (NAO) ne suffisent pas à compenser l’inflation. Les salariés de Continental Automotive, à Toulouse Basso Cambo, ont décidé de monter au “front” pour réclamer une augmentation de 300 € pour tous les salariés, et en particulier les bas salaires de l’entreprise. Le site qui emploie 1 500 personnes, et d’où sortent des circuits éelectroniques destinés au marché automobile, tourne au ralenti, voire semble à l’arrêt selon les dires de certains grévistes.
« Près de 90% des personnes employées à la production sont en grève. Toutes les équipes sont concernées », précise Stéphane Jaïch, délégué syndical CGT de l’entreprise.

Les négociations ont repris

« La direction nous annonce que l’inflation en 2021 n’était que de 1,6%. Mais en réalité, tout le monde s’aperçoit qu’elle était bien plus haute », reprend le délégué. Les grévistes ne comptent pas attendre les négociations de 2023 pour demander un coup de pouce.

« Notre pouvoir d’achat s’écroule et cela va s’aggraver. On pourrait avoir, fin 2022, une inflation à plus de 5% et c’est une vision optimiste. Mais pour la direction, il faudrait attendre les négociations 2023 pour en discuter. En attendant, il va falloir vous serrer la ceinture. En plus, les coûts de l’énergie (gas, carburants et électricité) sont artificiellement limités… Mais pour combien de temps ? »

La direction de l’entreprise proposerait, selon la CGT, 2% d’augmentation, ce qui “ne compenserait même pas l’inflation des 2 dernières années”. Elle proposerait egallement une integration en salaire de base et en prime de 62 € qui sera faite avec une partie de l’intéressement.

“300€ d’augmentation pour tous”

« Cela ne leur coûte rien. Mais cela ne nous rapporte rien annuellement. Ils nous le prennent d’une main et nous le rendent de l’autre », ajoute Stéphane Jaïch, de la CGT.

Pour sa part, la CGT réclame 300 € d’augmentation générale pour tous, avec rétroactivité au 1er janvier 2022, des embauches massives dans tous les services, ou encore des embauches des intérimaires et sous-traitulententulent. qui le

La direction de Continental, sollicitée par La Dépêche du Midi, n’a pas été en mesure de répondre à nos questions hier. Le mouvement de grève pourrait se prolonger au-delà du Pont de l’Ascension si les négociations, qui ont repris ce mercredi 25 mai, n’aboutissaient pas.

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