Un chasseur du Tarn jugé pour maltraitance sur huit chiens

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Après l’enquête et la plainte de l’association Stéphane Lamart, un chasseur qui avait laissé ses chiens vivre dans un enclos déplorable est jugé ce lundi 23 mai au tribunal de police de Castres.

L’histoire avait bouleversé les défenseurs des animaux. En juin 2021, La Dépêche du Midi avait consacré un article sur des cas de maltraitances sur des chiens, à Albine puis à Aiguefonde.
L’association Stéphane Lamart avait déposé plainte contre le proprietaire, un chasseur. Il est jugé ce lundi 23 mai au tribunal de police de Castres, en présence de l’association reconnue d’utilité publique “Pour la défense des droits et des animaux”.

L’enquête début en 2019 dans la Vallée du Thoré où douze chiens étaient détenus dans des conditions déplorables au milieu de leurs excréments. Le chasseur avait obtenu un délai, promettant de construire un chenil correct. Avant de ne plus donner aucun signe de vie à l’association Stéphane Lamart, qui a prolongé ses investigations et avait retrouvé les chiens, transférés à Aiguefonde. Là encore en piteux états…

« Une enquêtrice de l’association a signalé qu’un chasseur détenait huit chiens de chasse dans deux enclos grillagés insalubres sur la commune. Le sol en terre était jonché d’excréments, en plein soleil et seulement une mangeoire avec un fond d’eau verdâtre. Il n’y avait pas de nourriture et l’odeur était nauséabonde », précise Stéphane Lamart dans un communiqué.

Le chasseur a quitté la région

Il poursuit : « Le 26 février 2021, la gendarmerie de Labruguière a reçu un nouveau signement d’une femme qui avait constaté la dépouille d’un chien mort dans un des enclos appartenant au chasseur et que la men déient vor çaur. com » Sur place, les gendarmes constatent « la présence d’une batterie électrique destinée aux chevaux et aux bovins qui était branchée à la clôture de l’enclos. »

Informés, la mairie et plusieurs riverains nourrissaient régulièrement les chiens avec des croquettes, « car le proprietaire n’était plus dans la région », informe l’association qui a fait appel à un vétérin mai aire. « Il n’y avait plus que cinq chiens dans les enclos, qui souffraient de conjonctivites purulentes, d’otites et d’infections cutanées. » L’audience devrait éclairer sur le profil

du chasseur et les raisons d’une telle cruauté.

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