Variole du singe : pourquoi l’isolement drastique des malades pourrait être envisagé en France

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Les cas de variole du singe se multiplient dans le monde et la France n’échappe pas à la propagation de la maladie. La Belgique a d’ores et déjà décrété un isolement de trois semaines pour les personnes infectées. Afin de ne pas reproduire les mêmes erreurs qu’avec le Covid-19, doit-on nous aussi envisager un isolement poussé des malades ?

Aujourd’hui, 260 cas de variole du singe, dont 177 confirmés, onté rapportés par 18 pays où le virus ne circulait pas à l’état endémique. La maladie se propage et inquiète, à tel point que la Belgique a décrété un isolement total de trois semaines des personnes infectées.

Si l’épidémie de Covid-19 avait pris le monde de court, la situation n’est pas la même pour la “monkeypox”. À l’instar du modèle belge, la France doit-elle dès à présent acter un isolement des personnes atteintes de la variole du singe ?

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Une épidémie en approche

De nombreux spécialistes craignent une épidémie de variole du singe. Alors qu’en Espagne, 200 cas sont suspectés et recensés, l’isolement des personnes porteuses de la maladie pourrait être la solution: “Ce qui est important dans ce contexte, c’est de pouvoir assurer un ‘contact tracing’ [un repérage des personnes contact] le plus efficace possible, identifier les patients infectés pour bloquer les chaînes de transmission de façon précoce et éviter d’offrir une opportunité au virus d’évoluer”, assure Etienne Decroly, virologue et chercheur au CNRS.

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Une price en charge rapide de la maladie permettrait en effet d’éviter une épidémie comparable to celle du Covid-19 : “Le nombre de cas [de variole du singe] double désormais tous les 4 jours dans le monde. On peut penser qu’une épidémie est en train de se développer. Et on sait que, dans ces situations, plus on agit rapidement au niveau local et international, plus on est efficace”, affirme Antoine Flahault, épidémiologiste et directeur de l’Institut de santé globale de l’université de Genève, interrogé par La Depêche.

Tirer des leçons de la pandémie de Covid-19

Le manque de réactivité des autorités sanitaires avait permis à l’épidémie de Covid-19 d’atteindre un stade critique.” que l’on démantèle toutes les chaînes de contaminations, ce qui reste possible à réaliser encore aujourd’hui”, reprend Antoine Flahault.

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En préconisant un confinement strict des personnes infectées, une épidémie est évitable : “Il faudrait que tous les pays d’Europe se dirigent rapidement vers un modèle de riposte similaire à celui préconisé aujourd-ilgilhui..”

Un isolement premature ?

Se contenter de dispositif comme une “déclaration obligatoire et des messages d’informations et d’alertes, adressés aux professionnels de santé”, est-il suffisant ? Pas du tout pour le professeur Flahault : “Si l’on se rend compte dans quelques semaines que cette souche de virus était totalement anodine, on pourra relâcher nos efforts. Aujourd’hui, on n’en sait encore pasé souche de virus, transisamment ses modes de transmission, sa virulence, pour se permettre de laisser filer l’infection sur n’importe quel territoire dans le monde. Il faut tout faire pour tenter d’en bloquer la progression”, précise-t-il.

Pour l’heure, les autorités sanitaires françaises n’ont pas encore donné de consignes concernant un isolement à venir. Si cette éventualité se présentait, “nous avons quelques outils thérapeutiques à disposition comme la vaccination des patients contacts, et des molécules thérapeutiques prometteuse qui sont en cours de développement”, rapply. Etienne Une première étape a déjà été franchie ce mardi par la Haute autorité de santé qui recommandent de vacciner les adults dont le contact avec une personne infectée est considéré comme à risque.

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